Israël multiplie les arrestations pour soupçons d’espionnage lié à l’Iran et au Hamas

En Israël, les services de sécurité multiplient les arrestations pour espionnage et intelligence avec l’ennemi. Vendredi 18 septembre, la justice a engagé des poursuites contre plusieurs individus soupçonnés de liens avec le Hamas, le Liban ou les renseignements iraniens. Un phénomène qui s’amplifie sur fond de guerre hybride, où Téhéran cible de plus en plus de jeunes recrues en ligne.
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Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul
Cette succession d’affaires illustre l’intensité de la traque menée par le Shin Bet et la police israélienne. À Tamra, dans le nord d’Israël, un trentenaire a été inculpé pour avoir proposé ses services au Hamas et avoir été en contact avec des agents iraniens. À Majd al-Krum, également dans le nord du pays, un autre homme est soupçonné d’avoir exécuté des missions pour un agent libanais en échange de rétributions matérielles. Enfin, la détention d’une journaliste palestino-américaine travaillant pour la télévision d’État iranienne vient d’être prolongée.
Ces dossiers, plusieurs dizaines depuis le début de la guerre, s’inscrivent dans une tendance lourde observée ces derniers mois. Les services iraniens ont industrialisé leurs méthodes de recrutement sur les réseaux sociaux. Les profils ciblés sont souvent de très jeunes gens qui tombent dans des pièges numériques soigneusement orchestrés.
Dans la plupart des cas, l’idéologie passe au second plan : c’est l’appât du gain facile qui fait basculer ces recrues. Quelques dollars en cryptomonnaies ou des cadeaux en ligne peuvent être proposés en échange de tags, de photos d’infrastructures ou de missions plus lourdes, avant que le piège de l’espionnage ne se referme sur eux.
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