Fusillade raciste à Trappes : le tireur présumé souffre de schizophrénie, sa garde à vue est suspendue

La garde à vue de Kévin T., tireur présumé de l’attaque de vendredi qualifiée de "terroriste raciste" par Emmanuel Macron, a été levée pour raisons psychiatriques ce dimanche matin annonce le parquet national antiterroriste (Pnat).
"A l’issue d’un examen psychiatrique de Kévin T. réalisé dans la soirée (de samedi, ndlr), sa garde à vue a été levée", a expliqué le Pnat. "Conformément aux conclusions de l’expert psychiatre, l’intéressé a été transféré à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police (à Paris ndlr) afin d’y être soumis à une période d’observation psychiatrique susceptible de durer 48 heures", a-t-il ajouté, en précisant que "celle-ci doit permettre d’apprécier si son état de santé psychiatrique est compatible avec la possibilité de poursuivre ses auditions".
Le Pnat n’a pas mentionné qu’il souffrait de schizophrénie mais une source proche de l’enquête a indiqué dimanche à l’AFP qu’il prenait un traitement pour cette maladie qui altère la perception de la réalité, les émotions et le comportement, confirmant une information de LCI.
Cette suspension de garde à vue pour raisons psychiatriques "ne manque pas de nous étonner car en pratique" ces cas sont "très rares", a réagi Me Yassine Bouzrou, l’avocat de la famille de Pengo Bossio Wangi, un Français de 26 ans d’origine congolaise tué vendredi à Trappes.
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