La Belgique, toujours au niveau 3 de la menace selon l’OCAM : "Le contexte géopolitique joue un rôle"

La Belgique est aujourd’hui toujours sous le niveau 3 de la menace, sur une échelle de 4. Un niveau maintenu depuis plusieurs années. Mais comment expliquer ce maintien ?
"On allait vers une certaine normalisation au niveau des signalements de menaces. Mais le contexte géopolitique est intervenu", explique Gert Vercauteren, "notamment la guerre en Iran. Là on a de nouveau vu une hausse dans les signalements de menaces et on a aussi eu deux petits incidents, deux petits attentats, à Liège et à Anvers (qui ont visé des synagogues, ndlr.)". Ils sont considérés comme la deuxième catégorie en nombre.
"En 2025, la menace principale a continué à provenir de la mouvance islamiste djihadiste, même si cette part a diminué". Il s’agit de 39% des signalements, pointe le rapport 2025 de l’institution. "C’est surtout des nouveaux radicalisés, parce que ceux qui sont revenus de la Syrie ou l’Irak, entre-temps, ne posent en règle générale pas de problème au niveau de menaces. […] Il y a eu une forte désillusion, en règle générale", explique Gert Vercauteren. Il s’agit en majorité de jeunes, voire de mineurs, et la propagation de ces idéologies se fait en ligne.
Les conflits au Moyen-Orient et l’islamisme ne sont pas les seuls sous la loupe de l’OCAM. Il observe aussi un phénomène émergent, celui de l’extrémisme nihiliste qui vient des Etats-Unis. "Ici, c’est vraiment une vision dystopique" souligne Gert Vercauteren. "Ils veulent semer le chaos, la violence. Ils sont fascinés par l’ultra-violence. Et les images qu’ils dispersent entre eux viennent de différentes scènes, tant du monde néonazi, par exemple, même satanistes. […] Ils cherchent des victimes vulnérables. […] Et c’est très inquiétant parce que ça touche, ça affecte beaucoup de jeunes et souvent aussi des mineurs".
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