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Thursday, September 17, 2026

Devant le Parlement européen, le Premier ministre canadien salue une alliance «phare pour les démocraties»

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Mark Carney a été accueilli avec enthousiasme au Parlement européen à Strasbourg. Le Premier ministre canadien a prononcé en fin de matinée jeudi 17 septembre un discours en forme de plaidoyer pour une alliance la plus solide et la plus resserrée possible. L’Europe et le Canada peuvent devenir par cette alliance un « phare pour les démocraties » menacées par la montée des souverainismes et des régimes autoritaires, a notamment déclaré le Premier ministre canadien.

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Avec notre envoyé spécial à Strasbourg, Daniel Vallot

Le Premier ministre canadien Mark Carney continue donc de soutenir ce rapprochement avec Bruxelles malgré les nouvelles menaces de rétorsion commerciale proférées dans le courant de la nuit par le président américain Donald Trump.

Il n’est pas question évidemment de céder à ces nouvelles menaces de rétorsion commerciales. C’est d’ailleurs tout le sens de ce rapprochement entre Bruxelles et Ottawa : échapper à l’emprise et à la coercition exercées depuis son retour à la Maison Blanche par Donald Trump. Le président américain avait qualifié de « ridicule » l'idée de ce rapprochement, défendue par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, de faire du Canada le premier « membre associé » de l’Union européenne (UE). Il avait alors menacé les Européens de représailles commerciales.

Évasif sur la proposition de « membre associé »

« L’Europe et le Canada sont forts séparément, ils seront encore plus forts ensemble », a lancé Mark Carney qui a souligné les valeurs partagées des deux côtés de l’Atlantique : le respect de la démocratie et de l’État de droit. « Nous ne devons pas devenir un troisième bloc pour devenir une autre grande puissance qui va chercher à dominer les autres – simplement nous devons nous allier afin que nul ne puisse contrôler nos marchés, saper nos libertés et menacer notre souveraineté ». Une allusion transparente aux menaces brandies par Donald Trump.

Mark Carney est resté évasif sur la proposition d’Ursula von der Leyen faite au Canada de devenir « membre associé » de l’Union européenne. Il s’est contenté de dire qu’il accueillait favorablement cette idée, sans pour autant se prononcer. À l’issue de son discours, il a d’ailleurs précisé que le Parlement canadien devrait se prononcer par un vote sur la relation future avec l'UE.

Le Premier ministre canadien s’est voulu concret, listant tous les domaines de coopération qui pouvaient être envisagés : énergie, défense, minerais rares, et déplacement des personnes… La porte est ouverte à une intégration du Canada au programme Erasmus. Mark Carney ne s’est pas étendu sur la forme que prendra cette alliance, mais il a fixé son objectif : être assez fort pour que personne ne puisse dicter nos choix et notre volonté.

Aujourd’hui, la souveraineté va au-delà de la simple capacité à nous nourrir, à nous approvisionner en énergie et à nous défendre. Elle exige désormais un accès sécurisé à l’intelligence artificielle, aux semi-conducteurs, aux minéraux critiques, aux systèmes de paiement, aux technologies d’énergie propre, aux vaccins et aux communications spatiales.

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Le Premier ministre canadien Mark Carney devant le Parlement européen

Jeanne Bartoli

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