Pertes d'emplois chez GSK : la fin d'un cycle pour l'industrie pharmaceutique belge ?

Le directeur d’AKT for Wallonia refuse donc de céder au défaitisme. Il rappelle que la Belgique représente un potentiel énorme dans le domaine de la pharmacie grâce à sa concentration de compétences, d’infrastructures de recherche et d’acteurs industriels : "Si on prend les bonnes décisions, qu’on les prend assez vite, et vous faites bien de le mentionner, on a encore un potentiel pour développer la pharmacie si on fait les bonnes choses".
De là à voir un phénomène de contagion se répandre vers les autres firmes implantées dans le pays comme Pfizer, Johnson & Johnson ou UCB ? "Toutes ces firmes, grandes ou petites, sont confrontées à ces changements, à ces difficultés, à cette nécessité de s'adapter. Pour certains, c'est plus facile que pour d'autres", précise quant à lui David Gering. "Le monde change vite et avec un grand groupe, avec beaucoup d'employés et de spécialistes, bien sûr, l'analyse et l'attaque est plus facile que pour une petite PME".
La restructuration de GSK ne signe donc pas nécessairement la fin d’un cycle pour l’industrie pharmaceutique belge, mais révèle les tensions auxquelles le secteur est confronté. L’avenir de la pharma belge dépendra donc de sa capacité à conserver ses atouts, mais aussi à s’adapter à un environnement mondial en pleine recomposition. Pour le porte-parole de Pharma.be, "notre Pharma Valley en Belgique a les fondations solides pour résister et grandir dans le futur. Mais pour ça, on doit faire les choix stratégiques aujourd’hui face à un monde qui change".
► Écoutez ci-dessus l’intégralité de cette discussion dans le podcast du Monde en Direct.
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