Collision mortelle sur l’autoroute 30 en 2025 | « La collision était évitable »

Alexandre Messier, le chauffeur du camion lourd impliqué dans la collision qui a tué une mère et son fils, à l’été 2025, roulait à environ 73 km/h quand il a embouti la Hyundai Elantra immobilisée devant lui sur l’autoroute 30.
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Tanya Lalonde avait le pied sur le frein quand sa voiture a été frappée, puis propulsée à 73 km/h, a expliqué mercredi matin Pierre-André Chouinard, le reconstitutionniste de la Sûreté du Québec (SQ) qui a examiné les circonstances du drame.
Il a témoigné à l’enquête publique du coroner sur les collisions mortelles impliquant des poids lourds.
« Le véhicule s’est fait encastrer et s’est fait accélérer instantanément, en bas d’un dixième de seconde », a-t-il expliqué.
Il y a un « principe de base dans les lois de la physique », a-t-il poursuivi. « Si je roule à 100 km/h et que je frappe un véhicule en avant de moi, le véhicule ne peut aller à plus de 100 km/h.
C’est en se fiant aux données de la voiture de Tanya Lalonde qu’il a pu établir que le camion roulait, selon « [son] opinion », à 73 km/h.
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Tanya Lalonde et son fils Eliott sont morts dans un accident tragique survenu à Boucherville.
« Pour être prudent, on va donner l’intervalle de vitesse de 65 à 80 km/h », a-t-il dit.
Face au camion de 55 tonnes, la voiture « d’à peine une tonne » n’a pas eu de chance. Mme Lalonde et son fils Elliott, 5 ans, ont subi un impact « 55 fois plus violent que » celui subi par Alexandre Messier au volant de son mastodonte. Les deux sont morts.
Il n’y avait aucune trace de freinage sur la chaussée précédant l’impact, a précisé le reconstitutionniste, qui a déclaré que la collision était « évitable ».
« Pour une raison inconnue, le conducteur n’a pas ralenti », a ajouté le policier. « Un conducteur attentif ne va pas se placer dans cette situation-là, la collision ne va pas arriver », a observé M. Chouinard.
Un témoignage attendu
Le conducteur du camion, Alexandre Messier, témoigne mercredi après-midi devant le coroner Dave Kimpton. Ce dernier a indiqué mercredi qu’il avait l’intention de lui demander les raisons pour lesquelles il avait eu un moment d’inattention.
Or, le témoignage du chauffeur est frappé d’une ordonnance de non-publication temporaire parce que le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) analyse ce dossier. Les médias ne pourront donc pas rapporter sa version des faits.
Cette ordonnance sera levée si aucune accusation n’est portée contre le chauffeur, ou jusqu’à la fin de son procès, s’il y en avait un.
À son arrivée au palais de justice de Montréal, l’homme de 25 ans n’a pas répondu aux questions des médias.
Mardi, une paramédicale qui est intervenue sur les lieux a témoigné qu’Alexandre Messier lui a confié qu’il « a été distrait » avant la collision et qu’il avait « tourné la tête à droite pour voir le paysage ».
Il aurait également affirmé à une infirmière, dont le témoignage a été lu devant le coroner mercredi : « j’ai tué deux personnes, je vais aller en dedans. J’ai été distrait… »
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