Les demandes d’asile dans l’Union européenne au plus bas depuis 2021

Selon le dernier bilan de l’agence de l’UE pour l’asile (UEAA) publié jeudi 10 septembre, les pays de l’Union européenne ont connu au premier semestre de 2026 une baisse de 17% des demandes d’asile. Avec quelque 332 000 demandes déposées, les Vingt-Sept enregistrent le nombre le plus bas sur un semestre depuis 2021. Cette tendance a été amorcée en 2024, depuis notamment le changement de régime en Syrie.
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Au sein de l'Union européenne, les demandes d'asile sont en baisse. « C'est le nombre le plus bas enregistré sur un semestre depuis 2021 », a même relevé l'agence dans un communiqué.
Première explication à cette baisse, selon l'UEAA : la transition politique en Syrie et la chute du régime de Bachar el-Assad, qui a fait baisser depuis un an les demandes d'asile de Syriens, note l'EUAA. Celle-ci juge toutefois « fragile » ce changement de gouvernance.
Parallèlement, la guerre au Moyen-Orient et le conflit entre les États-Unis et l'Iran « ne se sont pas traduits par une augmentation des demandes ». L’agence estime que les « efforts de l’UE pour coopérer avec les pays d'origine et de transit » ont pu jouer un rôle également sur cette décrue du nombre de demandes d'asile.
Cette décrue de 17% vient donc confirmer une tendance à la baisse des demandes d'asile entamée en 2024.
Durcissement des règles depuis juin
Ce résultat sera le dernier enregistré par l'UEAA en amont de la mise en œuvre du Pacte asile et migration, entré en vigueur au mois de juin de cette année. Ce nouveau texte prévoit un durcissement des conditions d'accueil dans les pays européens et intervient dans un contexte européen de montée en puissance des formations de droite et d'extrême droite qui prônent de durcir encore davantage la politique migratoire européenne.
Les trois quarts des demandes de protection internationale de janvier à juin 2026 ont concerné quatre pays : la France, l'Italie, l'Espagne et l'Allemagne. Ils comptaient ensemble pour 80% dans les bilans précédents, ce qui signifie que des pays de moindre taille enregistrent aussi des demandes par milliers. Par exemple, la Grèce est le pays de l'UE qui en reçoit le plus en proportion de sa population, selon l'agence européenne.
Parmi les demandeurs d'asile au premier semestre, la nationalité afghane était la plus représentée (39 000), devançant les Vénézuéliens et les Bangladais.
Moins d'un tiers des demandes traitées au cours des six premiers mois de l'année ont été acceptées, a précisé l'EUAA, en soulignant que cela devrait avoir un impact sur les requêtes futures. En vertu de règles européennes entrées en vigueur en juin, les demandeurs originaires de pays dont le taux de reconnaissance est inférieur à 20 % sont soumis à une procédure accélérée, assortie d'un renvoi rapide en cas de rejet.
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