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Thursday, October 29, 2026

Poste de quartier 39 du SPVM | Un policier est visé par une enquête criminelle pour une histoire de violence conjugale

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Un policier du poste de quartier 39 fait l’objet d’une enquête criminelle pour une histoire de violence conjugale, a annoncé le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) jeudi soir.

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Le policier faisant l’objet d’une enquête criminelle « aurait commis des gestes de prévarication et d’entrave à la justice » dans une situation de violence conjugale survenue en 2025, indique le SPVM. C’est l’enquête principale dans le poste 39 au sujet d’actes racistes et discriminatoires allégués de policiers envers des citoyens, déclenchée en juin, qui a mis en permis aux enquêteurs d’apprendre ces informations.

Radio-Canada a toutefois révélé que, lors d’une intervention, ce patrouilleur aurait effacé des preuves vidéo d’une victime de violence conjugale. Cette dernière lui aurait montré les preuves et le policier, ayant reconnu l’agresseur présumé, les aurait effacées devant ses yeux. L’agente travaillant en duo avec ce policier l’aurait dénoncé.

« La dénonciation provient de l’interne, affirme le SPVM. La personne visée par l’enquête a été réaffectée à des tâches administratives sans contact avec les citoyennes et citoyens, pour la durée de l’enquête. »

Un autre patrouilleur suspendu

En parallèle, le SPVM a aussi annoncé avoir suspendu il y a quelques semaines un autre patrouilleur en lien avec les possibles actes racistes et discriminatoires au poste de quartier 39. Celui-ci travaillait toutefois au poste de quartier 21. Ses agissements présumés ont été mis en lumière lors de démarches d’enquête sur ce poste, récemment touché par l’histoire d’un de ses policiers ayant uriné sur un itinérant.

Lisez « Un policier suspendu pour avoir uriné sur un sans-abri »

En juin dernier, la direction du SPVM avait démantelé une équipe de 16 patrouilleurs du poste de quartier 39, dans Montréal-Nord, soupçonnés d’avoir commis des actes racistes répétés. Quatre policiers ont été suspendus et les autres ont été réaffectés à des tâches administratives sans contact avec des citoyens.

Les patrouilleurs auraient notamment coupé des mèches de cheveux d’hommes noirs pour les collectionner comme des « trophées ». Ces patrouilleurs auraient aussi abusivement visé les individus arabes ou noirs durant leurs interventions. Ce sont des collègues policiers, choqués par ces comportements, qui les ont dénoncés.

Il y a un mois, le SPVM affirmait avoir transmis les preuves recueillies au DPCP, mais continuait d’enquêter sur des « dossiers connexes ».

« Les comportements discriminatoires ou racistes sont inacceptables et ne seront pas tolérés, que ce soit au sein de son personnel ou à l’endroit des citoyennes et citoyens », réitère le SPVM dans un communiqué jeudi soir.

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