Le glanage ou le bonheur simple de mettre les mains en terre

Sous un soleil d’été, ce champ de pommes de terre situé à Hognoul, près de Liège, semble avoir retrouvé le calme. Les machines agricoles ont quitté les lieux, mais l’activité est loin d’être terminée. Ce sont des glaneuses et des glaneurs qui occupent à présent le terrain. Thibault Neys, glaneur, explique : "Ma femme est sur un site où il y a des informations qui tournent sur les champs à glaner ou pas à glaner. Et du coup, à chaque fois qu’il y a un champ à glaner, on va voir et on remplit nos sacs et notre gamelle. Mariette Pereira, glaneuse, poursuit : "J’aime bien les petites patates et il y a des grosses aussi, donc il y a pour tout. Il y a pour tous les choix. La qualité est au rendez-vous ? Ah oui, très très bonne. Très frais, il n’y a pas mieux".
Occupation saisonnière
Pour certaines personnes motivées, glaner est une occupation annuelle qui porte ses fruits et ses légumes. Sabine Devoitille, glaneuse, témoigne : "Je termine seulement ma saison de glanage carotte de l’année passée. Vous avez eu un stock pendant une année ? Pendant toute une année, oui. On les trie, on les conserve, on les congèle, on fait toutes sortes de repas avec. Je termine ma saison, du coup, les pommes de terre, c’est la même chose. On revient, on remet le couvert, comme on dit".
Eviter le gaspillage et réaliser des économies
La chasse au trésor s’organise aux quatre coins de la parcelle. Une manière concrète de lutter contre le gaspillage et de faire des économies face à la hausse du coût de la vie. Monique Claesen, une autre glaneuse, explique : "J’ai dans mon entourage aussi des gens qui ne sont pas très à l’aise financièrement, qui n’ont pas de voiture, donc qui ne savent pas venir glaner. Et donc voilà, quand on peut partager que ce soit des légumes du jardin ou du glanage, on le fait avec plaisir".
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