Formation du gouvernement israélien : entre partis arabes et ultraorthodoxes, le dilemme de Gadi Eisenkot

La piste privilégiée à ce stade reste néanmoins celle d'une coalition avec les partis arabes. Mais leurs 19 députés sont loin de former un bloc homogène. Avec 11 sièges, la Liste unifiée, dirigée par Youssef Jabareen, rassemble notamment les communistes israéliens et les nationalistes palestiniens du parti Balad. " Elle revendique une égalité complète entre tous les citoyens d'Israël, indépendamment de leur appartenance ethnique, et défend plus largement la cause palestinienne ", analyse Thomas Vescovi.
De son côté, la formation islamo-conservatrice Ra'am, dirigée par Mansour Abbas, adopte une approche plus pragmatique. Forte de huit députés, elle privilégie l'amélioration des conditions de vie des citoyens arabes. " L'enjeu premier pour les populations palestiniennes en Israël, ce n'est pas de s'engager dans une lutte nationale pro-palestinienne, mais de faire valoir d'abord les intérêts de la minorité palestinienne en Israël", explique le chercheur.
La Liste unifiée souhaite également l'alternance, sans pour autant accepter toutes les conditions posées par Gadi Eisenkot. " Nous avons des désaccords avec Eisenkot sur de nombreux sujets. Nous ne choisissons pas entre le bien et le mieux, mais entre le mal et le pire ", a déclaré Ahmad Tibi, l'un de ses députés.
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