Conseil des ministres | La lieutenante-gouverneure sera absente de la cérémonie

(Québec) À la demande de Paul St-Pierre Plamondon, et contrairement à la tradition, la lieutenante-gouverneure du Québec sera absente de la cérémonie d’assermentation du Conseil des ministres mercredi.
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Au lendemain de sa victoire électorale du 5 octobre, le premier ministre désigné avait annoncé son intention de demander à Manon Jeannotte de ne pas se présenter à cette cérémonie. Il lui a envoyé une lettre en ce sens lundi.
Comme il demeure nécessaire que les actes de nomination du premier ministre et des ministres soient signés par la lieutenante-gouverneure, il lui a proposé de les lui transmettre afin de « procéder auxdites signatures simultanément à la prestation de serment ».
PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE
La première ministre sortante Christine Fréchette avait rencontré Manon Jeannotte (au centre) pour déclencher les élections, en août dernier.
Selon l’entourage de M. St-Pierre Plamondon, Manon Jeannotte a accepté de suivre en direct la cérémonie de prestation de serment à son bureau et de signer les actes des nominations mercredi pour que le premier ministre et les ministres puissent commencer leur mandat aussitôt.
Dans sa lettre, Paul St-Pierre Plamondon réitère à Mme Jeannotte sa « ferme intention d’abolir [la] monarchie au Québec », dont le poste de lieutenant-gouverneur. Son intention risque de provoquer un accrochage avec Ottawa, puisque ce poste est prévu à la Constitution canadienne.
« Nous considérons évidemment que la légitimité des actions politiques et gouvernementales relève du peuple du Québec et de l’expression de sa volonté démocratique à travers l’Assemblée nationale et non pas de la permission que pourrait nous octroyer un souverain étranger qui n’a aucune légitimité démocratique », écrit-il à Mme Jeannotte.
Il ne le mentionne pas dans sa lettre, mais Paul St-Pierre Plamondon ne veut pas non plus que la lieutenante-gouverneure se présente en Chambre pour prononcer le traditionnel discours lors de l’ouverture des travaux de l’Assemblée nationale, qu’il prévoit le 24 novembre, une semaine plus tard qu’anticipé.
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