iPhone Duo : Apple admet un problème de stock, la situation est plus critique qu’on ne l’imaginait

Trimestre record, iPhone introuvable. Le patron d’Apple vient d’admettre que personne, pas même lui, ne sait quand l’iPhone Duo redeviendra disponible sans des semaines d’attente. Les acheteurs français, eux, visent déjà fin janvier.
Les précommandes ouvertes le 16 octobre se sont évaporées en moins d’une heure, expédiant les délais de livraison vers la fin janvier. L’arrivée en boutique, le 23 octobre, n’a pas inversé la tendance, les stocks s’écoulant au compte-gouttes. Depuis, John Ternus a confirmé ce que tout le monde constatait : Apple ne suit pas la cadence, et ignore quand elle la retrouvera.
Ce que le patron d’Apple a fini par admettre
Lundi, Apple a publié des résultats supérieurs aux attentes, portés par de solides ventes d’iPhone : 114,48 milliards de dollars de chiffre d’affaires sur son quatrième trimestre fiscal, un record. La période s’arrête pourtant fin septembre, avant la mise en vente du Duo, dont les premières ventes n’apparaîtront que dans les comptes suivants. Le smartphone pliant n’a donc même pas encore commencé à peser dans la balance.
Interrogé dans la foulée, John Ternus a décrit un iPhone Duo « contraint à ce jour », avant de concéder qu’Apple n’est « pas en mesure de prédire quand l’offre et la demande seront à l’équilibre ». Aucune date, pas même un trimestre, alors que, côté français, l’estimation de livraison s’est figée au 25 janvier moins d’une heure après l’ouverture des commandes, et la fenêtre n’a pas quitté la fin janvier depuis. La demande, qu’Apple qualifie elle-même d’« extraordinaire », dépasse tout ce que ses chaînes peuvent absorber.
Une pénurie écrite dès le mois d’avril
Dès le printemps, la production s’annonçait limitée et les ruptures de stock étaient données pour probables au lancement. Sept ans après le premier pliable de Samsung, lancé dès 2019, l’appareil est arrivé à 2 339 euros en France, et jusqu’à 3 839 euros pour la version 2 To, sans que la demande en soit refroidie. Aux États-Unis, où le pliant s’affiche à partir de 1 999 dollars, les précommandes ont été balayées en trois heures jusqu’à la fin janvier, avant même l’arrivée en magasin. La pénurie de mémoire qui renchérit les composants de toute l’industrie n’arrange rien au tableau, et John Ternus parlait lui-même, mi-octobre, d’« une crise » sur ce front.
Des écrans internes se fissurent par ailleurs chez certains acheteurs, un défaut qu’Apple reconnaît tout en le circonscrivant à « un très faible pourcentage » d’appareils. Les unités touchées sont remplacées par des exemplaires neufs plutôt que réparées, autant d’appareils prélevés sur une production déjà sous tension. Chaque écran fendu ampute donc un peu plus un stock famélique, sur un produit dont la dalle interne concentrait justement toutes les promesses.
Commander aujourd’hui, c’est viser une livraison fin janvier 2027, facture de 2 339 euros minimum à la clé. Apple tient donc un lancement aussi réussi que frustrant : le produit qui porte sa communication est précisément celui qu’on ne peut pas acheter. Les plus pressés se rabattront sur un iPhone 18 Pro disponible en rayon, les autres apprendront la patience, sans garantie que janvier marque la fin de l’histoire.
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