Bollywood HungamaPVR INOX sees record Q2 as Indian box office crosses Rs 4,000 crore for FIRST time in a quarter!InquirerTacloban City adopts 4-day workweek to cut energy use amid El NiñoThe Jerusalem PostBen-Gvir calls for arrest of Arab party heads amid Qatar-linked election interference claimsPunchFEC approves initiative to tackle povertyZDF heuteAktuelle Pressemitteilungen des ZDFWirtualna PolskaKolejny przedziwny występ Trumpa. "Zdałem trzy testy poznawcze"BillboardGenesis Owusu Leads Triple J’s 2026 J Awards NominationsNHK 社会ピアニスト反田恭平被告 道交法違反で執行猶予付き有罪判決Hong Kong Free Press70% of Hong Kong subdivided flats register for grace period under new regulatory systemFrance 24Live: French anti-terrorism prosecutor to give press conference on racist Paris shootingAnadolu AjansıÇin'de rüşvetle suçlanan borsa denetim kurumunun eski yöneticisine idam cezası verildiSCMP ChinaChina promotes General Zhang Shengmin to Politburo
The Daily Newsstand · Free, Always
Thursday, October 29, 2026

Sommet Canada-Union européenne | L’industrie forestière veut être au menu

Translate

(Ottawa) L’industrie forestière québécoise espère que le sommet Canada-Union européenne à Montréal ouvrira la voie à une harmonisation au pays de la nouvelle politique européenne en matière de traçabilité dans les produits du bois.

Publié à

« Il y a un alignement des astres qui est indéniable », affirme le vice-président aux affaires corporatives de Chantiers Chibougamau, Frédéric Verreault, au bout du fil.

Dans un contexte où l’industrie forestière québécoise et canadienne vit une crise qui s’éternise, notamment en raison des droits de douane américains, M. Verreault est constamment en quête de solutions.

Dans les derniers mois, le Règlement européen contre la déforestation et la dégradation des forêts, mieux connu sous l’acronyme EUDR, est revenu sur son écran radar.

Pourtant, lorsque l’Union européenne a adopté l’EUDR en 2023, l’industrie forestière québécoise ne se sentait pas particulièrement interpellée. La protection de la biodiversité étant ancrée dans ses valeurs, elle voyait mal la nécessité de revendiquer une politique similaire au Canada.

Le règlement, qui doit en principe entrer en vigueur en décembre, vise à interdire l’importation de produits comme le cacao et le café, mais aussi de produits issus de la fibre de bois, provenant de territoires qui auraient fait l’objet de déforestation.

À l’instar de ce qui existe au Canada pour l’industrie de l’aluminium, l’UE s’apprête donc à mettre en vigueur une politique de traçabilité pour ces produits.

Aujourd’hui, M. Verreault et des membres de l’industrie québécoise constatent qu’avec ce nouveau règlement, des pays comme la Chine, qui ont un accès limité au marché américain, et prochainement l’Union européenne, pourraient se tourner vers des marchés comme le Canada pour écouler leurs stocks.

Les prix de ces produits seraient donc à la baisse, ce qui pourrait nuire à l’industrie canadienne.

[En prenant] un pas de recul avec les perturbations du libre-échange à l’échelle mondiale, on se dit que c’est peut-être la meilleure des idées qui pourraient exister.

Frédéric Verreault, vice-président aux affaires corporatives de Chantiers Chibougamau

Alors que le premier ministre Mark Carney orchestre un grand rapprochement avec l’Union européenne, M. Verreault voit là un « grand entonnoir » qui pourrait déboucher sur des politiques concrètes.

« On a non pas une menace, mais une occasion à saisir pour faire mieux ensemble, faire mieux pour la biodiversité, faire mieux pour nos pratiques commerciales, faire mieux pour de réelles occasions de diversification de marché », explique M. Verreault.

Une excellente idée, mais…

« C’est une excellente idée, mais qui ne va pas régler le problème à court terme des surtaxes de Donald Trump », nuance Sylvain Labbé.

M. Labbé est président-directeur général du Bureau de promotion des produits du bois du Québec (QWEB), qui représente plus de 125 manufacturiers québécois à l’étranger pour les aider à développer de nouveaux marchés.

La semaine prochaine, il sera en Suisse, notamment pour parler avec ses partenaires du Vieux Continent de l’EUDR. Déjà, des rumeurs qui circulent là-bas laissent entendre que le règlement pourrait entrer en vigueur plus tard que le 30 décembre 2026. Il devait déjà être mis en place en 2025 avant que les autorités européennes repoussent le projet à cette année.

« Cela dit, go ! Faisons-le comme ça. Pour moi, si dans deux ou trois ans, les produits qui rentrent, ce ne sont pas des cochonneries qui viennent nous compétitionner au rabais, c’est une bonne idée. Mais c’est impossible d’implanter ça en deux mois », soutient M. Labbé.

À Ottawa, l’idée fait tranquillement son chemin dans les corridors du Parlement fédéral. Les bureaux des ministres des Ressources naturelles et du Commerce international n’ont pas répondu aux questions de La Presse, mercredi.

De nouveaux débouchés

« On cherche de nouveaux débouchés […] Sur des produits transformés, il y a là une belle opportunité pour le Canada de s’aligner sur des normes européennes et nous ouvrir le marché », dit Mario Simard, porte-parole du Bloc québécois en matière de ressources naturelles, en entrevue avec La Presse.

M. Simard affirme qu’une porte pourrait s’ouvrir après la tenue du sommet à Montréal.

Je vois une belle collaboration entre le Bloc et les libéraux là-dessus qui peut soutenir le secteur forestier, nous rendre plus résilients, nous donner accès au marché européen et même les environnementalistes vont trouver leur compte là-dedans parce qu’on applique des normes qui font de meilleures pratiques.

Mario Simard, porte-parole du Bloc québécois en matière de ressources naturelles

Le Comité permanent des ressources naturelles de la Chambre des communes pourrait également se pencher sur ce dossier.

Selon nos informations, le ministre fédéral des Ressources naturelles, Tim Hodgson, doit annoncer dans les prochaines semaines sa stratégie nationale pour l’industrie forestière avec des milliards de dollars qui y seront rattachés dans la prochaine décennie.

En 2025, le Canada a exporté pour 47,8 milliards de dollars de produits forestiers alors qu’il en a importé environ pour 34,9 milliards, selon Statistique Canada. En adoptant une approche semblable à celle de l’Union européenne, le Canada pourrait alors aider des entreprises à s’étendre davantage sur le continent.

« Je pense que c’est un point de convergence entre les intérêts économiques de l’Europe et les intérêts économiques du Québec, soutient Mario Simard. On ne déplaira pas aux Américains si on s’assure d’avoir un statut particulier dans le cadre de l’ACEUM qui leur permet encore d’envoyer des produits issus de la filière bois au Québec et au Canada. Donc, c’est un cercle vertueux et pour moi, tout est bon. »

View the original on La Presse →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.