The Jerusalem PostGovernment issues warnings for northern, central Israel amid heavy thunderstorms, fears of floodingDaily MaverickPOLITICALLY AWEH: Why is rent so expensive in Cape Town, and would rent control help?InquirerRomblon logs 793 dengue cases, 7 deaths in 10 monthsSDP EspectáculosMon Laferte recibe golpe con un celular durante concierto en Las Vegas; esto pasóZDF heuteAktuelle Pressemitteilungen des ZDFRai NewsF1, Gp del Brasile: Antonelli domina le seconde libere, sesto e settimo tempo per le FerrariColliderParamount's Next Big Fantasy Franchise Officially Arrives in 10 WeeksABC News (Australia)Three charged over alleged interference with a corpseDeadlineIdris Elba To Star In & Direct Action-Comedy ‘In Laws’; A Higher Standard Launching For AFMGlobal NewsRoommate who tried to intervene in fatal attack on woman speaks outVariety‘I Swear’ Star Robert Aramayo on the BAFTA N-Word Incident That Overshadowed the Movie and the ‘X-Men’ Wolverine Pitch He Keeps Hearing東洋経済オンラインゴジラ史上初の興収100億円は確実なのに「ラスト5分は見なくていい」…『ゴジラ-0.0』の評価が真っ二つに割れた理由 | ライフ | 東洋経済オンライン
The Daily Newsstand · Free, Always
Friday, November 6, 2026

Diesel russe: pourquoi l'accord entre Trump et Poutine semble avoir fait long feu

Translate

Grâce à l'accord controversé conclu en octobre avec Vladimir Poutine, Donald Trump espérait faire baisser les prix du carburant aux États-Unis. Mais plusieurs pétroliers transportant du gazole russe à destination des côtes américaines ont changé de cap ces derniers jours. Si Moscou dément tout revirement, l'accord ressemble plus à un pétard mouillé.

Est-ce déjà la fin du pari controversé de Donald Trump sur le gazole russe ? Le 9 octobre, à moins d'un mois des élections de mi-mandat, le président américain avait annoncé un accord avec Vladimir Poutine pour assouplir les sanctions et importer du diesel russe. Objectif : remettre sur le marché américain et mondial des « millions » de tonnes de carburant russe, dans l'espoir de faire baisser les prix à la pompe aux États-Unis.

Le 27 octobre, Moscou annonçait ainsi que trois pétroliers partis de Primorsk, dans le golfe de Finlande, chargés de gazole russe, faisaient route vers les côtes américaines. Arrivée prévue : début novembre. Mais deux d'entre eux ont changé de cap cette semaine, a révélé le Financial Times grâce au suivi des flux maritimes.

Le ​​​​​« Leruo », un pétrolier battant pavillon sierra-léonais et visé par des sanctions britanniques, européennes et canadiennes, croise toujours dans l'Atlantique. Mais il affiche désormais le Brésil comme destination, selon les données du site de suivi maritime MarineTraffic.

Le « Talisman », un pétrolier russe d'une vingtaine d'années, également sous sanctions occidentales, a quant à lui viré complètement de bord. En lieu et place des côtes des États-Unis, vendredi après-midi, il naviguait vers l'est, au large de Malte, en Méditerranée, et n'affichait plus aucune destination, selon MarineTraffic.

D'après les données de Kpler citées par l'AFP, ces deux navires transporteraient respectivement 324 000 et 300 000 barils de gazole.

Reste le troisième pétrolier, l' « Agioi Fanendes », qui semble toujours se diriger vers les États-Unis. Selon les données de Kpler citées jeudi par l'AFP, il était attendu à New York le 7 novembre. Mais il affiche désormais la mention « en attente d'instructions », ce qui veut dire que son port de déchargement n'est pas confirmé.

Capture d'écran de la position des trois navires sur le site MarineTraffic, au 6 novembre 2026. De gauche à droite : l'Agioi Fanendes, le Leruo et le Talisman.
Capture d'écran de la position des trois navires sur le site MarineTraffic, au 6 novembre 2026. De gauche à droite : l'Agioi Fanendes, le Leruo et le Talisman. © MarineTraffic

Des informations démenties par Moscou. « ​​​​​​​Faux. Les pétroliers destinés aux États-Unis continuent leur route », assurait jeudi Kirill Dmitriev, émissaire du Kremlin sur X.

Des acheteurs refroidis ?

Alors, pourquoi ces pétroliers se détournent-ils des côtes américaines ? Si les raisons précises de ces changements de cap restent inconnues à l'heure où nous écrivons ces lignes, l'accord entre Washington et Moscou fait face à plusieurs obstacles. À commencer par les sanctions imposées à la Russie depuis l'invasion de l'Ukraine.

Depuis avril 2022, une loi du Congrès américain a interdit les importations de pétrole et de produits pétroliers russes. Mais dans la foulée de l'accord, l'OFAC, une agence du ministère des finances américain, a délivré une exemption autorisant jusqu'au 7 avril 2027 les transactions liées au gazole russe, y compris son importation aux États-Unis.

Une dérogation dont la légalité fait débat. Plusieurs parlementaires estiment qu'une simple décision administrative ne peut contourner l'interdiction votée par le Congrès, dont la levée est subordonnée à plusieurs conditions, notamment un accord sur le retrait des forces russes d'Ukraine. De son côté, le Trésor américain a défendu jeudi sa décision, assurant qu'elle respecte « toutes les lois applicables ».

L'initiative de Donald Trump a soulevé de vives oppositions jusque dans son propre camp. Des parlementaires démocrates comme républicains ont alerté les grandes banques, les autorités portuaires et les distributeurs de carburant sur les risques juridiques encourus s'ils facilitaient ces importations, qui participent selon eux à financer la guerre menée par Moscou en Ukraine.

La gouverneure démocrate du New Jersey, Mikie Sherrill, est allée plus loin, appelant les opérateurs portuaires de son État à refuser les cargaisons russes, sous peine de s'exposer à de lourdes sanctions. « Le New Jersey ne restera pas les bras croisés pendant que Donald Trump soutient Vladimir Poutine au détriment des Américains », a-t-elle écrit dans son communiqué lundi 2 novembre.

Autre difficulté : les sanctions européennes et britanniques restent en vigueur. Ce qui peut compliquer les transactions faisant intervenir des banques, des assureurs ou des transporteurs soumis à ces réglementations.

Un impact économique très relatif

De quoi refroidir les acheteurs potentiels. « ​​​​​​​Compte tenu des réticences apparentes des acheteurs américains, liées aux questions réglementaires, législatives et aux sanctions, il ne serait pas vraiment surprenant que [l'Agioi Fanendes, le troisième pétrolier] se détourne lui aussi des États-Unis », estime Matt Smith, analyste chez Kpler cité par le Financial Times.

Avec cet accord, Donald Trump espérait faire baisser les prix du gazole, essentiel au transport de marchandises et à l'agriculture, et peser sur les élections de mi-mandat. Sur ce second point, le verdict est sans appel : le pari est raté. Quant au prix à la pompe, ils n'ont guère reculé. Selon l'association automobile américaine AAA, le gallon de diesel coûtait en moyenne 6,28 dollars le 9 octobre, contre 6,23 dollars ce vendredi 6 novembre.

Dès son annonce, plusieurs analystes avaient d'ailleurs émis des doutes sur la portée économique de l'accord. Donald Trump avait promis la mise sur le marché américain et mondial de 300 000 tonnes de gazole russe dans un premier temps, suivies de 500 000 tonnes en novembre, puis d'un million de tonnes supplémentaires. Des quantités relativement modestes au regard des quelque 30 millions de tonnes échangées chaque mois sur les marchés internationaux du diesel, selon une analyse publiée par le centre de réflexion Carnegie.

En tout cas, ce changement de cap n'empêchera pas Moscou de tirer profit de ces exportations. « Tout le diesel trouvera ses acheteurs », a assuré jeudi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

View the original on RFI →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.