Bruno Marchand appelle au calme sur le chantier du tramway

(Québec) Le maire de Québec invite les opposants au projet de tramway au calme à quelques jours du début des abattages d’arbres sur le boulevard René-Lévesque. Des ouvriers chargés d’abattre un arbre le long du tracé ont récemment été insultés, dénonce Bruno Marchand.
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« Il y a des propos qui ont été émis, qui faisaient en sorte qu’ils ne pouvaient plus faire leur travail dans un contexte sécuritaire », a déploré mercredi Bruno Marchand.
J’exige qu’on respecte nos employés. Je les invite à porter plainte à la police quand c’est nécessaire. On va protéger nos employés et nos contracteurs.
Les chantiers du futur tramway de Québec vont prendre de l’ampleur lors de la rentrée. Parmi une multitude d’interventions, la Ville doit couper dans les prochaines semaines 50 arbres sur le boulevard René-Lévesque, où passera le tramway.
Les arbres matures de René-Lévesque, avec leur canopée généreuse, sont devenus un symbole chez les opposants au projet. Le chef de l’opposition officielle à l’hôtel de ville de Québec, Stéphane Lachance, a déjà dénoncé le « désastre écologique » que représente, selon lui, leur abattage.
En tout, 22 % des arbres le long du tracé de 19 km doivent être abattus, soit quelque 1500 spécimens. La Ville s’est d’ailleurs engagée à planter 20 arbres pour chaque arbre abattu. Elle indique que 21 000 ont déjà été plantés un peu partout sur son territoire.
Sur René-Lévesque spécifiquement, 230 arbres seront abattus. Les premiers coups de scie seront donnés dans la semaine du 24 août.
C’est dans ce contexte que Bruno Marchand veut calmer les esprits. Plus largement, le maire Marchand dénonce une multiplication des cas d’incivilité qui visent des employés municipaux.
PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE
Le maire Bruno Marchand et Marc des Rivières, directeur du Service du transport et de la mobilité intelligente
Il évoque des travailleurs chargés de gérer des entraves routières, qui font la circulation ou qui étaient à travailler sur la chaussée qui « se font crier après, se font cracher dessus, se sont déjà fait foncer dessus en voiture ».
La sortie du maire survient alors que les chantiers du tramway vont se multiplier, pour une mise en marche prévue en 2033.
« Les gens ont le droit de manifester, de dire que les arbres c’est important […] Je partage avec eux le fait qu’on souhaiterait sans un monde idéal ne pas les couper. Personne ne trouve que c’est une bonne nouvelle », dit-il.
« Mais j’espère que les gens en désaccord ne feront pas d’incivilités », lance le maire. « On n’hésitera pas à faire appel à la police. »
Le maire a par ailleurs précisé que, bon an mal an, la Ville devait abattre 6500 arbres, soit beaucoup plus que les 1500 spécimens à couper pour le tramway.
L’un des opposants les plus infatigables au projet de tramway s’est désolé que la ville procède aux abattages sur René-Lévesque.
C’est un projet dommageable pour la ville de Québec. On est en train de tuer peut-être les plus beaux arbres de Québec, sur René-Lévesque, pour un projet selon moi désastreux.
Celui-ci partage toutefois l’appel au calme du maire. Il estime que ce n’est pas la faute des travailleurs si des arbres sont abattus. « Si des gens doivent être honteux, ce sont d’abord les élus de la Ville de Québec et les députés qui ont autorisé le projet », croit-il.
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