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Tuesday, October 13, 2026

Une saison de la grippe «précoce» cette année

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La saison de la grippe semble être plus hâtive cette année au Québec, a confirmé mardi la directrice nationale de santé publique, la Dre Caroline Quach-Thanh, qui appelle les groupes à risque de complications à se faire vacciner.

À l’heure actuelle, les taux de test positifs à l’influenza sont plus élevés que si l’on compare à l’an dernier, selon des données de l’Institut national de santé publique du Québec.

« La saison semble être précoce […] et donc on encourage vraiment les personnes admissibles à prendre rendez-vous dès maintenant pour se faire vacciner. Ainsi, elles bénéficieront d’une protection optimale avant la période des fêtes », a souligné la Dre Quach-Thanh, en point de presse.

Depuis ce mardi, les Québécois peuvent prendre rendez-vous sur Clic Santé et auprès des pharmacies pour se faire immuniser contre la grippe et la COVID-19 dans le cadre de la campagne automnale. Celle-ci débutera le 20 octobre.

Déjà plus de 100 000 rendez-vous ont été réservés pour se faire immuniser. La plateforme Clic Santé a d’ailleurs rencontré des problèmes en lien avec le fort achalandage d’internautes ce matin. La situation est toutefois rétablie, a précisé le ministère de la Santé.

La vaccination gratuite contre l’influenza, tout comme celle contre la COVID-19, est cependant réservée aux groupes plus à risque de complications cette année. Il s’agit entre autres des gens âgés de 65 ans et plus, des personnes atteintes d’une maladie chronique, des femmes enceintes et des travailleurs de la santé.

Le reste de la population devra se tourner vers les pharmacies pour se faire immuniser. Il faudra désormais débourser en pharmacie une trentaine de dollars pour le vaccin contre l’influenza et environ 150 dollars pour celui contre la COVID-19.

Rapport coût efficacité

En point de presse, la directrice nationale de santé publique a expliqué que le choix de mettre fin à la vaccination gratuite pour tous contre l’influenza découle entre autres d’une évaluation du rapport « coût / efficacité ».

« On est conscient du budget disponible pour les vaccins. Et le programme de vaccination contre l’influenza a pour objectif de diminuer les complications, les hospitalisations et les décès. Dans ce contexte-là, c’était seulement certains groupes pour lesquels le barème de coût/efficacité était atteint », a-t-elle soutenu.

La Dre Caroline Quach-Thanh a affirmé que l’objectif était également de mettre davantage d’efforts pour rejoindre les groupes les plus vulnérables.

« Si je rends la vaccination disponible à tout le monde, est-ce que je risque de moins bien aller rejoindre les personnes qui sont les plus à risque et qui en ont davantage besoin ? Ce qu’on veut, c’est que 80 % des personnes à risque de complications [soient vaccinées]. Pour ça, il faut y aller et parfois leur courir après », a-t-elle dit.

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