L'Union européenne fait la chasse au marketing environnemental trompeur

Ce dimanche 27 septembre, une nouvelle directive européenne sur la transition verte entre en vigueur. Cette directive fait la chasse au greenwashing. Une stratégie marketing qui consiste à se donner une image trompeuse de responsabilité écologique. Elle interdit désormais slogans et pratiques fréquemment utilisés par les entreprises pour se « verdir » sous peine de sanctions pour pratiques commerciales trompeuses.
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Pour l'Europe, l'objectif est clair : il faut plus de fermeté face aux logos ou labels environnementaux trompeurs. Et pour se faire, elle mise sur plus de transparence des produits que le consommateur achète. Un produit ne peut plus se prétendre « neutre en carbone », comme peuvent l'indiquer certaines étiquettes apposées sur un produit lorsqu'une entreprise compenserait supposément ses émissions de CO₂ en investissant dans des projets parallèles. Sauf que les associations de consommateurs alertent depuis des années sur ces déclarations qui ne sont pas systématiquement vérifiées.
Désormais, l’entreprise doit donc apporter des éléments incontestables, comme par exemple une expertise indépendante. Sans respect de cette directive, l'entreprise peut recevoir une amende pouvant atteindre 10 % de son chiffre d’affaires annuel.
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La France à la traîne
Mais la France, elle, va prendre plus de temps pour mettre en place cette directive européenne. Paris a été mise en demeure par Bruxelles pour ce retard. Sur le site du ministère de l'Économie, le gouvernement français explique prendre en compte « des contraintes pratiques auxquelles sont confrontées les entreprises comme le volume des stocks, et la durée de conservation des produits. »
La France dit vouloir « évaluer les suites les plus adaptées à donner en cas d’infraction à la réglementation. » Un dossier scruté de près par les défenseurs de l'environnement.
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