Enquête sur les chiens dangereux | Aucun registre sur les morsures dans les parcs de la SEPAQ

Même si les chiens sont permis dans ses parcs depuis six ans, la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) ne tient pas de registre sur les morsures dans les parcs nationaux. Une compilation des rapports d’infraction transmise à La Presse démontre toutefois que plusieurs dizaines de propriétaires de chiens s’y aventurent avec leur animal « en dehors des conditions permises ».
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Le nombre maximal d’infractions a été atteint en 2021, avec 109 constats, contre 74 en 2025. Une poignée de propriétaires ont aussi été pincés avec leur chien sans laisse chaque année, quoique cette dernière statistique soit en baisse, passant de 33 en 2019 à 18 l’an dernier.
Cela étant dit, la SEPAQ ne comptabilise pas, non plus, le nombre de chiens admis dans ses parcs. Les chiens sont acceptés dans tous les parcs de la SEPAQ, sauf deux (Anticosti et de l’Île-Bonaventure). Au parc de Plaisance, en Outaouais, l’accès est très restreint en raison de la biodiversité.
Aucun registre n’a été mis en place, confirme René Charest, spécialiste en conservation à la SEPAQ. Ce serait trop de bureaucratie pour des « évènements isolés », croit-il.
Les trois premières années de la pandémie ont amené de nouvelles clientèles moins conscientes de la mission des parcs nationaux, et commettant plus d’infractions, selon M. Charest.
PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE
Un chien au parc national du Mont-Saint-Bruno
Un changement dans la formation des assistants a entraîné une augmentation importante du nombre de personnes ayant le pouvoir de produire des rapports d’infraction, indique-t-il aussi.
« On n’observe pas de dégradation notable, dit M. Charest. Quand on est dans les parcs nationaux, c’est quand même très encadré. Mon hypothèse, c’est qu’on reçoit probablement les meilleurs chiens. »
Les gens qui ont des chiens dangereux ou moins disciplinés viennent moins dans nos parcs parce qu’ils savent qu’ils vont se faire contrôler pour un chien sans laisse ou un chien qui fait du bruit dans les campings.
La présence de chiens dans les parcs nationaux divise les gens. Selon les résultats de leurs premiers sondages, 50 % des visiteurs des parcs de la SEPAQ ne voulaient rien savoir, alors que l’autre moitié ne comprenait pas pourquoi les chiens n’avaient pas un accès total aux parcs.
En 2019, le nombre de plaintes et de commentaires négatifs à ce sujet atteignait 267. Six ans plus tard, en 2025, la SEPAQ en a reçu près de 200. Or, encore aujourd’hui, tant les plaintes que les commentaires se séparent en des proportions à peu près égales entre des gens qui souhaitent un accès élargi aux chiens et des personnes qui déplorent une situation en lien avec leur présence, explique le porte-parole de la SEPAQ, Simon Boivin.
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