"Il y a trop de mandataires publics en Wallonie" : le ministre Pierre-Yves Jeholet réagit à la diminution du nombre de mandats communaux

Le gouvernement wallon s’attaque-t-il perpétuellement aux citoyens sans jamais faire d’effort lui-même ? C’est une question à laquelle le vice-président du Gouvernement wallon, François Desquesnes (Les Engagés), ne peut répondre par l’affirmative. "Ce n’est pas vrai, au niveau des gouvernements, nous avons réduit de deux membres le nombre de ministres sous cette législature. Ensuite, nous avons décidé de ne plus indexer ni le salaire des députés, ni le salaire des ministres. Et nous avons réduit de 10% le budget dans les cabinets", déclarait-il sur le plateau de "QR le débat".
Dernièrement, le Gouvernement wallon a également dévoilé le contenu de son nouveau budget. Il est notamment question de regrouper les CPAS et les Communes d’ici 2034 au plus tard, tout en diminuant le nombre de mandataires publics. Les autorités wallonnes entendent ainsi supprimer 766 mandats communaux après les élections de 2030 : 256 postes d’échevins et 510 sièges de conseillers communaux.
"Il y a trop de mandataires publics en Wallonie, que ce soit des conseillers communaux, des échevins… Et on peut même parler de parlementaires", justifie le vice-président du Gouvernement wallon et ministre de l’Economie et de l’Emploi, Pierre-Yves Jeholet (MR).
J’aurais plutôt mis la priorité sur la diminution des privilèges des députés et des ministres ou la diminution du nombre de ministres
Germain Mugemangango, chef de groupe PTB au Parlement de Wallonie
Pour autant, s’en prendre au niveau communal n’est pas souhaitable selon Germain Mugemangango, chef de groupe PTB au Parlement de Wallonie. "Le niveau politique en lequel les gens ont le plus confiance est le niveau communal. J’aurais donc plutôt mis la priorité sur la diminution des privilèges des députés et des ministres ou la diminution du nombre de ministres. Je pense que l’enjeu de la proximité est important et que si on diminue le nombre d’élus, on ferme la porte à des petites formations politiques. De ce point de vue, il y a des questions démocratiques à se poser mais je comprends très bien que l’on réfléchisse dans ce sens-là".
Christie Morreale, de son côté, aurait plutôt agi "au niveau du gouvernement, principalement sur la lisibilité des compétences", indique la cheffe de groupe PS au Parlement de Wallonie. "C’est compliqué d’avoir un ministre des Sports à la Communauté française et un autre à la Région. Est-ce que ce n’est pas plus logique de travailler par exemple avec une Belgique faite de Régions, plutôt que d’avoir une multitude de lieux de pouvoir ?"
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