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Thursday, September 17, 2026

Des diplomates américains ont rencontré des responsables houthis à Oman le week-end dernier

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Des représentants des États-Unis et de la rébellion houthie se sont rencontrés à l'ambassade américaine à Mascate, à Oman, le week-end dernier, a confirmé le journal britannique The Guardian. Les États-Unis auraient obtenu des garanties sur les intentions des Houthis. C'est ce qui aurait décidé Washington à ne pas voler au secours de l'allié saoudien, livré à lui-même face à l'avancée éclair des insurgés yéménites.

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Depuis le début de l'offensive houthie, qui désormais s'approche dangereusement du sol saoudien, le royaume n'a pas pu compter sur les soutiens militaires effectifs de ses alliés. Ses partenaires au sein de la récente alliance dite de La Mecque, le Pakistan et la Turquie, se contentent pour l'heure de condamnations orales. Quant au grand partenaire états-unien, il voit avant tout ses propres intérêts, comme l'exprimait le vice-président J.D. Vance ce lundi devant la presse.

« C'est un sujet que l'administration américaine suit de très près. Nous avons également engagé des discussions directes avec les Houthis eux-mêmes. Nous avons donc le sentiment de bien maîtriser la situation. C'est une situation très instable et en constante évolution. Mais nous allons continuer à suivre cela, en veillant à ce que les intérêts des Américains soient défendus au mieux », a déclaré J.D. Vance.

Des assurances de la part des rebelles

La rencontre avec les Houthis – classés groupe terroriste par Washington – aurait permis de recevoir des assurances de la part des rebelles, raconte une source au journal The Guardian. Ces derniers ne s'en prendraient ni à la flotte américaine, ni au commerce international. Seuls les intérêts saoudiens seraient donc pris pour cible. De quoi faire monter la pression sur le royaume contraint de résoudre le problème soit par lui-même, soit via une voie diplomatique avec l'insurrection chiite, soit en assumant un face-à-face militaire long et coûteux avec elle.

De son côté, le média américain Axios parle quant à lui d'une autre réunion, tenue discrètement cette fois en Allemagne la semaine dernière. Autour de la table, plusieurs chefs d’état-major arabes, dont l'Arabie saoudite, leur homologue israélien ainsi que le chef du Centcom américain, Brad Cooper. Objectif : discuter des tensions autour du détroit d'Ormuz et des frappes de l'Iran contre la circulation maritime et les alliés du Golfe.

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