Le député défait Pascal Paradis nommé négociateur en chef du Québec
L’’ex-député péquiste Pascal Paradis, battu dans sa circonscription de Jean-Talon aux élections il y a deux semaines, vient d’obtenir une promotion: le nouveau gouvernement de Paul St-Pierre Plamondon l’a nommé lundi diplomate et négociateur en chef.
Il sera donc appelé à s’asseoir avec les nations autochtones, mais aussi à jouer un rôle dans les négociations pour le renouvellement de l’entente de libre-échange avec les États-Unis, a précisé le gouvernement.
Le nouveau premier ministre élu avait déjà laissé entendre qu’il réfléchissait à confier un nouveau rôle à M. Paradis, qui s’était distingué à titre de parlementaire dans l’opposition péquiste, notamment avec son bagage international.
«Son mandat sera notamment de maintenir des relations solides, durables et empreintes de confiance avec les nations autochtones», a précisé un porte-parole du nouveau gouvernement péquiste.
«Il sera appelé à entretenir un dialogue constant avec leurs représentants et à agir comme l’un des principaux interlocuteurs du gouvernement, en veillant à ce que les canaux de communication demeurent toujours ouverts et productifs.»
M. Paradis interviendra ainsi sur les enjeux de l’énergie, des traités avec les Autochtones et dans tout autre dossier où un dialogue est requis, indique le parti.
En outre, M. Paradis jouera un «rôle central» dans les relations internationales du Québec, particulièrement avec les États-Unis.
C’est là qu’il sera négociateur en chef du gouvernement dans les pourparlers sur les échanges commerciaux.
Le gouvernement précise que cela ne veut pas dire qu’il a l’intention de négocier directement avec les Américains, mais: «on veut que le Québec soit à la table».
Le précédent gouvernement de Christine Fréchette avait déjà nommé Louise Blais dans ce poste et tout porterait donc à croire que son mandat pourrait être terminé.
M. Paradis sera appelé à épauler le ou la futur ministre des Relations internationales du Québec .
Il relèvera toutefois directement du premier ministre, a spécifié le parti, et il «disposera de la légitimité et de l’autorité nécessaires pour assurer la cohérence de l’action gouvernementale et faire progresser ces dossiers prioritaires».
La défaite de M. Paradis a été un choc pour le Parti Québécois (PQ).
Élu dans Jean-Talon à la faveur d’une complémentaire en 2023, il a été le seul député du PQ dans la Capitale-Nationale jusqu’au 5 octobre, lorsqu’il a plié l’échine devant la candidate libérale Julie White. Le reste de la région a été balayé par le Parti conservateur (PCQ), tandis que Québec solidaire (QS) a réussi à garder ses deux sièges de Taschereau et Jean-Lesage.
La région se retrouve sans aucun représentant au gouvernement, puisqu’aucun candidat péquiste n’a réussi à y remporter un siège.
On ne sait toujours pas comment le nouveau premier ministre s’assurera de la représentation de la région de Québec au sein de son conseil des ministres qui sera présenté ce mercredi.
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