Les députés britanniques refusent de justesse de légaliser l’aide à mourir

Les députés britanniques ont rejeté vendredi une proposition de loi visant à légaliser l’aide à mourir en Angleterre et au Pays de Galles, par 286 voix contre 270. Le texte, déjà abandonné au printemps après son blocage à la Chambre des Lords, permettait à certains malades en phase terminale — dont l’espérance de vie était estimée à moins de six mois — de solliciter une aide à mourir.
La procédure aurait nécessité l’accord de deux médecins et d’un collège d’experts. Le patient aurait également dû être capable d’administrer lui-même la substance létale.
Le vote a ravivé un débat de société très sensible. Les défenseurs du projet dénoncent une législation actuelle jugée trop sévère, l’aide à mourir restant passible de 14 ans de prison au Royaume-Uni. Les opposants redoutent, eux, des pressions sur les personnes âgées, handicapées ou vulnérables.
Le gouvernement travailliste avait choisi de ne pas donner de consigne, laissant les élus voter selon leur conscience. Malgré ce rejet, les associations favorables à une évolution de la loi assurent que le débat reviendra au Parlement. Selon un sondage Ipsos publié le 7 septembre, deux Britanniques sur trois se déclarent favorables, en principe, à une légalisation de l’aide à mourir.
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