Inondations au Népal : un mois après la crue, la catastrophe humanitaire se poursuit

L’ampleur du désastre a surpris tout le monde, y compris les autorités et les scientifiques. Ces derniers essaient encore de comprendre les causes de la catastrophe et surtout son ampleur. Le jour du drame, certains habitants ont reçu une alerte par SMS, d’autres ont prévu leurs amis vivant en amont de la rivière, mais tous ont dû fuir dans l’urgence.
A Bidour, à quelques heures de la capitale, les voitures, motos et camions de l’armée s’affairent. Les rues et les maisons sont recouvertes de boue, le temps semble figé.
Au milieu de la route se trouve Manisha. Âgée de 19 ans, elle est venue de la capitale pour retrouver son frère et sa sœur, coincés de l’autre côté de la rivière. La jeune fille parvient à donner leur nom à travers le barbelé du camp militaire. Les murs sont recouverts d’avis de recherche et des photos de disparus.
© Anadolu via Getty Images
Les difficultés à identifier les corps
Parmi les 1300 corps retrouvés, les autorités sont dépassées. Seulement une centaine est identifiée. Des collectes d’ADN ont lieu dans plusieurs centres. Les proches viennent faire des prises de sang pour aider à l’identification des corps. Certaines familles ont fait plus de onze heures de route pour venir, comme Bidje, qui cherche son fils.
Au sein du centre se trouve une petite salle de conférences. Sur un écran défile des photos des cadavres autopsiés, certains en état avancé de décomposition, afin que leur famille puisse les identifier.
Continuer à vivre après la catastrophe
Dans la région, plus de 7500 habitations ont été détruites ou endommagées, 20 000 doivent être reconstruites ailleurs. En attendant, plusieurs milliers de personnes vivent dans des gymnases ou écoles aménagés en centre d’accueil. Sur place, des psychologues bénévoles tentent de venir en aide aux victimes.
Les Nations unies, ainsi que plusieurs ONG alertent sur la possibilité d’une crise sanitaire : des milliers de Népalais sont toujours privés d’eau potable et la plupart des hôpitaux de la région ont été détruits. Il faudra probablement plusieurs années aux six districts sinistrés pour se remettre, avec des réparations avoisinant les 4 milliards d’euros.
► Écoutez ci-dessus l’intégralité de ce reportage dans le podcast de Transversales.
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