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Sunday, November 8, 2026

Face aux enquêtes promises par les démocrates, Trump veut rendre coup pour coup

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Donald Trump a promis dimanche un retour en force sur la scène politique américaine, face à la volonté affichée des démocrates d’utiliser leur nouvelle majorité parlementaire pour enquêter sur la « corruption » de son gouvernement pendant les deux premières années de son second mandat.

La déroute des républicains aux élections de mi-mandat mardi leur a coûté la majorité dans les deux chambres, qui seront contrôlées à partir de janvier par les démocrates. Ceux-ci ont annoncé leur intention de lancer des enquêtes sur le président, sa famille et de hauts responsables de son gouvernement.

« L’Amérique a fait un gigantesque pas en arrière dans l’Histoire avec les résultats des dernières élections », a écrit le président républicain dimanche sur sa plateforme Truth Social. « Mais n’ayez pas peur, nous reviendrons PLUS GRANDS ET PLUS FORTS QUE JAMAIS », a-t-il ajouté.

Face aux promesses des dirigeants de la future majorité démocrate de lancer des enquêtes parlementaires contre son entourage, notamment pour corruption, Donald Trump a demandé à son ministère de la Justice d’intervenir, dénonçant des tentatives de « chantage ».

« Cartel Trump »

Interrogé dimanche sur CNN et Fox News, le ministre de la Justice Todd Blanche a promis de défendre les membres du gouvernement Trump si les démocrates au Congrès décidaient de « s’en prendre » à eux.

Il a cité le cas de Stephen Miller, influent conseiller qui a joué un rôle clé dans la politique d’expulsions massives d’immigrés, nommé vendredi au poste stratégique de directeur de cabinet de la Maison Blanche.

« S’il y a de la corruption au sein du gouvernement, les personnes responsables seront poursuivies par ce ministère de la Justice », a-t-il assuré.

« Mais ce que les démocrates appellent corruption n’est pas de la corruption mais simplement l’histoire d’une réussite américaine », a-t-il estimé, en référence aux accusations visant les proches de Donald Trump.

Le principal membre démocrate de la commission des enquêtes de la Chambre des représentants, Robert Garcia, a reproché au ministre de continuer à se comporter en « avocat personnel de Donald Trump » — ce qu’il a été.

« Tout ce qu’il veut, c’est protéger Donald Trump, ses ministres et les responsables de son administration. Ce n’est pas sa fonction », a-t-il répliqué sur CNN.

Le député, qui pourrait présider la commission des enquêtes de la Chambre à partir de janvier, a qualifié la famille Trump de « famille la plus corrompue à avoir jamais occupé le Bureau ovale ».

« Les républicains déploient tout leur arsenal. Nous devons faire pareil en tant que démocrates », a-t-il estimé. « Nous devons nous battre et faire preuve d’agressivité. »

Le chef de file des démocrates à la Chambre, Hakeem Jeffries, pressenti pour en devenir le président en janvier, a également fustigé dimanche « la corruption sans précédent à laquelle s’est livré le cartel Trump sur le peuple américain ».

« S’il y a des gens qui ont arnaqué ou volé les Américains, ils doivent rendre des comptes conformément au rôle constitutionnel du Congrès, de contre-pouvoir à un exécutif hors de contrôle », a-t-il renchéri sur CNN.

Hegseth dans le collimateur

Dans le viseur des démocrates pourraient figurer Todd Blanche mais aussi le ministre de la Défense, Pete Hegseth, en première ligne des critiques, y compris au sein des républicains, pour son soutien indéfectible à la très impopulaire guerre lancée avec Israël contre l’Iran il y a plus de huit mois.

« Le soi-disant ministre de la Défense a abusé de ses pouvoirs, compromis notre sécurité nationale et orchestré cette guerre en Iran, irresponsable et coûteuse », qui « a fait flamber les prix pour les Américains et rendu le pays moins sûr », a accusé Hakim Jeffries.

« Pete Hegseth doit partir », a-t-il ajouté, affirmant qu’il soutiendrait sans réserve d’éventuelles enquêtes parlementaires contre le ministre.

Autre signe de la pugnacité affichée de Donald Trump, il a annoncé avoir proposé le poste de porte-parole de l’exécutif à Dana White, un de ses proches qui dirige l’UFC, principale organisation mondiale d’arts martiaux mixtes (MMA).

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