Ukraine: les habitants de Kiev sous tension après les frappes russes sur la ville

Des frappes russes ont touché samedi un important pont de Kiev, le pont Nord, quelques jours après l'attaque du pont Sud, a annoncé le maire de la capitale ukrainienne, Vitali Klitschko. Dans le même temps, la Russie appelle les diplomates et étrangers se trouvant à Kiev à quitter la ville. La tension est permanente avec ces nouvelles déclarations.
Publié le :
2 min Temps de lecture
« Le pont Nord a été touché. Les services d'urgence sont en route », a écrit sur Telegram Vitali Klitschko. Selon le maire, la surface de la route et les câbles des trolleybus ont été endommagés sur le pont, qui a été coupé à la circulation dans le sens rive gauche-rive droite du fleuve Dniepr. Il s'agit du deuxième grand pont de Kiev à être attaqué ces derniers jours. Jeudi et vendredi, le pont Sud avait été touché par des drones russes.
Plus tard dans la journée, le ministère russe des Affaires étrangères a indiqué dans un communiqué avoir « réitéré » au corps diplomatique l'avertissement appelant « les ressortissants étrangers et les diplomates se trouvant à Kiev à quitter la ville ». « La responsabilité des éventuelles conséquences négatives incombe entièrement à ceux qui ignorent cet avertissement », a ajouté le ministère, annonçant que « les forces armées russes continueront de mener des frappes de représailles massives » contre « des cibles militaires à Kiev et dans d'autres villes ukrainiennes ».
Tensions et un centre-ville qui se vide
Face à cela, il faut se rendre compte que tout est devenu difficile pour les Ukrainiens qui vivent, décrit notre correspondante à Kiev, Emmanuelle Chaze. Les transports en commun fonctionnent au gré de l'ouverture ou de la fermeture des ponts qui sont visés par les drones russes. Il y a des embouteillages sur les grands axes qui relient rive droite et rive gauche. Les stations essences sont elles aussi visées. Les supermarchés ferment pendant les alertes et sont des cibles aussi. Le danger est partout, il est constant.
Dans le cœur historique de la ville, à Zoloti Vorota ou à Podil, où se trouvent la grande partie des étrangers, diplomates, humanitaires et les institutions gouvernementales, les rues sont beaucoup plus calmes qu'à l'ordinaire ce week-end. La frange aisée de la population semble déjà avoir pris ses dispositions en quittant la ville, et sans qu'il y ait d'annonce officielle de départ du côté des ambassades ou des institutions internationales.
On sent que dans ce centre-ville où on pouvait jusqu'à il y a encore quelques semaines avoir une impression de normalité, on se sait désormais vulnérable puisque des drones s'y sont écrasés il y a quelques jours sur l'académie des sciences et il y a quelques semaines sur le siège des services de renseignement.
À lire aussiUkraine: Kiev «dans une situation dramatique» après de nouvelles frappes russes
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.