Cisjordanie: l'ONG B'Tselem dénonce un «projet d'élimination» des Palestiniens

« Projet élimination » : c'est ainsi que B'Tselem intitule le rapport qu'elle publie ce 14 septembre. En trois ans, plus de 1 000 Palestiniens ont trouvé la mort en Cisjordanie, dont 242 enfants. Pour l'ONG israélienne, aucun doute ne subsiste : les trois millions de Palestiniens des territoires occupés vivent sous un régime qu'elle qualifie d'apartheid.
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De notre correspondante à Jérusalem, Frédérique Misslin
L’organisation israélienne de défense des droits humains B'Tselem l’assure dans son rapport : la peur règne en Cisjordanie occupée car « aucun Palestinien n’est à l’abri » de ce que l’ONG appelle le projet d’élimination. Le rapport compile les faits : l’augmentation du nombre de checkpoints, 18 % des terres saisies, 64 communautés de bergers déplacées tout comme 33 000 Palestiniens qui vivaient dans des camps de réfugiés.
« Nettoyage ethnique »
B'Tselem dénonce « le suprémacisme juif », et Ori Givati directeur des relations internationale de l’ONG parle d’une politique assumée des autorités israéliennes : « Nous avons identifié cinq mécanismes principaux qui font partie de ce projet d’élimination : la violence et l’intimidation, les restrictions de circulation, la destruction sociale et politique, le nettoyage ethnique et la mainmise territoriale, ainsi que l’étranglement économique. Tous ces différents mécanismes agissent de concert. La logique employée par Israël est une logique d’élimination et de démantèlement de la capacité du peuple palestinien à exister en tant que peuple en Cisjordanie ».
B'Tselem estime que le système est ancré dans la société israélienne et que les prochaines élections n’y changeront rien, quel que soit le résultat. Sollicité par RFI, le ministère des Affaires étrangères israélien n’a pas réagi pour l’instant.
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