Commerces pillés en France : les sites de revente collaborent avec les autorités

Les plateformes ont pris quatre engagements, a déclaré mardi le gouvernement via un communiqué de presse.
Tout d’abord, "renforcer leur coopération avec les autorités nationales pour identifier et signaler les contenus potentiellement illicites, transmettre les signalements aux services enquêteurs et partager avec eux toute donnée utile à l’identification des receleurs".
Elles doivent également mettre en place "une veille renforcée" et "intensifier la modération pour détecter les annonces susceptibles de concerner des produits issus de pillages (prix anormalement bas, lots de produits neufs, présence d’antivols ou mention explicite du vol)". "Cette vigilance doit également couvrir les demandes d’achat", a averti le gouvernement, qui a indiqué que les plateformes sont tenues de "signaler aux consommateurs les risques et les sanctions encourus en cas de recel".
Enfin, ces sites de vente en ligne devront "transmettre régulièrement aux autorités un bilan chiffré des actions de retrait des annonces problématiques, des mesures mises en œuvre, ainsi que des signalements transmis aux autorités, avec un premier retour attendu sous 48 heures". Durant le week-end, plus de 3000 commerces en France ont subi des dégradations en marge d’une mobilisation "contre la vie chère" et nombre d’entre eux ont vu leurs rayons vidés par des émeutiers.
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