Assemblée générale de l’ONU : les patrons d’Anthropic et OpenAI appellent à la vigilance et la coopération dans le domaine de l’IA

Sam Altman, Dario Amodei et plusieurs autres grands patrons de l’IA réclament une supervision mondiale de cette technologie. Lundi, les dirigeants de plus de 20 pays dont le Canada, l’Allemagne et l’Australie avaient plaidé pour davantage de supervision et pour la possible création, sous l’égide de l’ONU, d’un organe international de régulation.
Mardi, le Premier ministre britannique Andy Burnham a dit vouloir initier l’élaboration de standards de sécurité de l’IA sous l’égide du G20 lors de la présidence du Royaume-Uni en 2027. Les efforts diplomatiques d’harmonisation pourraient néanmoins se heurter rapidement à la posture des Etats-Unis, opposés à toute forme de supervision supranationale. "Travaillons ensemble, dans le cadre des Nations unies, et avec les entreprises, pour fixer les règles de ce nouvel âge", a néanmoins proposé le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot lors de la réunion du Conseil de sécurité, mercredi. Le Français suggère de "renforcer sans délai nos garde-fous et organiser une gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle au bénéfice de notre sécurité collective mais aussi de la dignité humaine".
Dans l’attente d’avancées sur le front diplomatique, plusieurs mastodontes du secteur cherchent à faire évoluer leurs mécanismes de gestion des risques. Lors de son intervention devant le Conseil de sécurité, Dario Amodei a promis qu’Anthropic allait "ralentir autant que nécessaire" le rythme de développement de son intelligence artificielle "pour s’assurer" que chaque nouveau modèle commercialisé soit "vraiment sûr". Le dirigeant a ainsi pris, pour la première fois, l’engagement unilatéral de décélérer, dix jours après avoir appelé à un freinage coordonné entre les grands acteurs de l’IA qui ne s’est pas concrétisé pour l’instant. "L’industrie ne doit pas accepter trop de risques technologiques simplement parce que les bénéfices sont trop conséquents et importants pour la ralentir", a lancé, pour sa part, Sam Altman, sans néanmoins prendre oralement l’engagement d’une temporisation.
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