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Friday, September 11, 2026

TGV d’Alto | MacKinnon rejette des arguments « pas véridiques »

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(Banff) Le ministre fédéral des Transports, Steven MacKinnon, dénonce les « arguments qui ne sont pas véridiques » prononcés par le chef du Parti québécois jeudi selon lesquels le fédéral minera des terres agricoles avec son projet de train à grande vitesse (TGV).

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« Je m’attends à ce qu’il y ait un débat, c’est clair. On va annoncer le tracé pour le premier segment Montréal-Ottawa cet automne », a d’abord déclaré M. MacKinnon, soulignant qu’il est « certain » que des accès à « certaines propriétés » seront nécessaires.

« Mais ce que je rejette, ce sont les arguments qui ne sont pas véridiques. Qu’on va amasser des terrains entiers, c’est pas vrai », a-t-il ajouté.

Jeudi, M. St-Pierre Plamondon a déclaré qu’il ne pouvait pas appuyer un projet qui serait une « fragmentation réelle de notre territoire », qui ferait perdre « 500 terres agricoles sur 200 km » au Québec et qui constituerait une « barrière dans plusieurs environnements agricoles » de la province.

Le chef péquiste soutient que ce projet de la firme Alto lui fait « étrangement penser à l’aéroport de Mirabel » où des expropriations en 1969 ont encore à ce jour des conséquences psychologiques sur la population.

En mêlée de presse à Banff où il participe à la retraite du cabinet fédéral, M. MacKinnon a dénoncé les propos du chef péquiste sans le nommer directement.

« Qu’on va faire ou refaire les erreurs du passé comme à Mirabel ? On s’est excusé pour l’expropriation à Mirabel ! », a-t-il dit.

Je suis allé voir la semaine dernière des agriculteurs, moi-même, à Mirabel et on va procéder avec la plus totale sensibilité.

Steven MacKinnon, ministre des Transports du Canada

À l’instar des quatre autres chefs provinciaux, M. St-Pierre Plamondon a rencontré les représentants de l’Union des producteurs agricoles (UPA) du Québec dans le cadre de la campagne électorale. L’UPA est d’ailleurs opposée à ce projet pour des arguments similaires à ceux du Parti québécois.

PHOTO CHRISTINNE MUSCHI, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon

Deux des cinq partis provinciaux, le PQ et le Parti conservateur du Québec, s’opposent à ce projet alors que les trois autres partis sont plutôt favorables.

« Vous savez, c’est un projet mené par le fédéral. Puis, moi, je vais laisser le fédéral faire son travail. Son travail, c’est notamment d’aller chercher cette acceptabilité sociale », a déclaré la chef de la Coalition avenir Québec, Christine Fréchette.

Mais alors que le Parti québécois mène toujours dans les sondages et que le Parti conservateur pourrait jouer un rôle dans l’éventualité d’un gouvernement minoritaire à Québec, Ottawa martèle le bien-fondé de son projet évalué à 90 milliards de dollars pour l’élaboration et la construction.

« La technologie grande vitesse au Canada est requise et ce, probablement depuis 40 ans […] Ça offre un bien commun et les gens nous demandent, nous revendiquent ce projet-là et j’ai très hâte de pouvoir monter à bord avec mes concitoyens, nos concitoyens », a déclaré le ministre fédéral.

Or, M. St-Pierre Plamondon disait jeudi que la nécessité de ce projet devait encore être démontrée.

« Moi, je suis chef du Parti québécois depuis six ans, et en six ans, il n’y a jamais personne qui m’a dit : “Ce qu’on doit régler urgemment au Québec, c’est de se rendre plus vite à Toronto” », a-t-il dit.

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