Pakistan: une marche en soutien à Imran Khan démarre dans un climat politique tendu

Après l’échec de négociations entamées vendredi 2 octobre avec les autorités, le PTI, la principale force d’opposition au Pakistan, a lancé aujourd’hui une grande marche en soutien à l’ancien Premier ministre Imran Khan, incarcéré depuis 2023. Alors que l’ancien Premier ministre est régulièrement présenté par les autorités comme une menace pour la sécurité nationale, sa popularité semble demeurer intacte auprès d’une partie importante de la population.
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Avec notre correspondante à Islamabad, Ondine de Gaulle
Les négociations auraient notamment achoppé sur les demandes du parti d’opposition, le PTI, réclamant un meilleur accès d’Imran Khan à ses médecins personnels en prison. Résultat : les tensions entre les autorités et le PTI sont à leur comble, et le parti a lancé sa longue marche annoncée depuis plusieurs semaines.
Le cortège de partisans est parti aujourd’hui de Lakki Marwat, une ville située à 275 km d’Islamabad, dans le Khyber Pakhtunkhwa, la seule province dirigée par le PTI. L'objectif est de rallier le plus de partisans possibles tout au long de l’itinéraire, afin d’augmenter la pression sur le gouvernement et d'obtenir la libération d’Imran Khan.
Des moyens massifs déployés
Mais les autorités fédérales semblent déterminées à empêcher les soutiens de l’ancien Premier ministre d’atteindre Islamabad : elles y ont banni tout rassemblement pour une période de deux mois et ont déployé des centaines de containers et des milliers de policiers pour boucler la capitale. La consigne donnée à la police est claire : arrêter plutôt que disperser.
Des moyens massifs qui, selon certains observateurs, témoignent de la crainte des autorités de voir la mobilisation leur échapper. Et surtout, de la voir se transformer en une crise politique plus large, sur fond de crise économique et sécuritaire.
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