La chaleur et la sécheresse de l’été ont fait chuter les pollinisateurs en Flandre

Les guêpes sont les principales absentes de la saison estivale. La guêpe commune, la guêpe germanique, la guêpe moyenne et le poliste gaulois ont également enregistré un déclin par rapport à l’année précédente. Il n’y a pas que la chaleur qui a nui à l’espèce, mais aussi les pluies de juin, a précisé l’organisation. "Cette faible présence peut paraître réjouissante au premier abord, mais ce n’est pas le cas. Ces hyménoptères jouent un rôle majeur dans l’écosystème en régulant d’autres espèces et en participant à la pollinisation", explique Natuurpunt.
L’importante baisse touche notamment le frelon asiatique, qui occupait la première place en 2025 et chute désormais au 18e rang, ainsi que le frelon européen, passé de la 11e à la 115e position. D’autres pollinisateurs ont connu un été difficile, en particulier plusieurs espèces de syrphes et de mouches parasitoïdes. Des spécimens très répandus, tels que le syrphe piéton (-38%), le syrphe porte-plume (-39%), l'hélophile suspendu (-52%), le syrphe ceinture (-50%) ou le syrphe du groseillier (-67%), accusent de lourdes pertes.
Les larves de ces diptères se nourrissent de pucerons, une proie particulièrement vulnérable à la sécheresse, ce qui perturbe par effet de domino toute la chaîne. Si ces conditions météorologiques extrêmes sont à l’origine de cette régression, elles restent néanmoins propices à l’essor d’espèces exotiques appréciant la chaleur.
Ainsi, le petit argus, les grand et petit mars changeants, la mante religieuse ou les sauterelles du genre Conocephalus poursuivent leur progression vers le nord.
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