Son corps enfin retrouvé, bébé Maxime Ottawa pourra être réinhumé à Manawan
Disparu depuis son décès en 1954, le bébé nommé Maxime Ottawa a bel et bien été identifié comme ayant été inhumé dans une fosse commune du cimetière Saint-Charles, à Québec. La famille du bambin atikamekw obtient donc finalement des réponses et pourra le réinhumer « dans le cadre d’une cérémonie digne de sa mémoire et des traditions de sa communauté » à Manawan.
Alors qu’il avait six mois, Maxime Ottawa fut évacué de Manawan vers La Tuque pour y recevoir des soins médicaux. Or, ces parents n’ont pas pu l’accompagner et ils n’ont pas été avisés de son transfert vers Québec plus tard. Il est décédé après 43 jours d’hospitalisation. Ses parents ont appris son décès que deux ans plus tard.
Après plusieurs années de recherche, la famille de Maxime, mené par sa nièce, Manon Ottawa, a finalement découvert le lieu où il a été inhumé. Puis, il y a un an, la Cour supérieure a autorisé l’exhumation de son corps, en concordance avec la Loi autorisant la communication de renseignements personnels aux familles d’enfants autochtones disparus ou décédés à la suite d’une admission en établissement, adoptée en 2021.
Les travaux d’exhumation ont été réalisés en octobre 2025. Ces derniers ont été qualifiés de « particulièrement complexes » par l’avocate de la famille Ottawa, Me Olivia Malenfant, puisque cinq personnes reposent dans le lot. Les lots adjacents comptent aussi d’autres défunts, quatre d’un côté et cinq de l’autre.
Puis, finalement, à la fin du mois de septembre dernier, la famille reçoit la confirmation que le corps qui a été exhumé est bien celui de Maxime Ottawa. « Cette date restera gravée dans ma mémoire et dans celle de notre famille. Après toutes ces années, nous avons enfin une réponse », a dit Manon Ottawa, la voix pleine d’émotion, en conférence de presse jeudi. « Pour moi, bébé Maxime n’était pas seulement un nom dans un dossier, c’était un enfant de notre famille. Un enfant qui mérite de retourner chez lui. »
Mais, d’autres enfants autochtones manquent toujours à l’appel, a-t-elle déploré. « La réconciliation ne passe pas que par les paroles, elle passe aussi par les recherches », a-t-elle ajouté, en notant espérer que la démarche qu’elle a commencée pour « retrouver un seul enfant » puisse servir à en retrouver plusieurs autres.
« Alors que leur quête de vérité touche à sa fin, celui vers une possible réconciliation peut maintenant s’amorcer », a pour sa part affirmé Olivia Malenfant.
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