ESPNRomo won't return as NFL analyst, CBS Sports saysESPN DeportesWNBA Playoffs 2026: Wings, Valkyries deciden en el Juego 3 en "Ballhalla"RTP DesportoDaniel Banjaqui espera República Checa "difícil" e quer "ganhar" Europeu sub-21The Jerusalem PostCarney plans to visit Turkey this month, sources sayZDF heuteEntdecken Sie das ZDF-NachrichtenstudioPopular Science76,000 lighthouses shine in interactive atlasVarietyStarz Executive Vice President of Original Programming Karen Bailey to Exit (EXCLUSIVE)ESPN CricinfoSammy: 'Results have not gone our way, but we continue to improve'Collider10 Great Sci-Fi Video Games You Haven't PlayedMintHackers Breached Propulsion System of US-Bound Oil TankerTagesschauFeierlichkeiten zu Tag der Deutschen Einheit in Bremen begonnenBusiness AMHoe bruikbaar zijn de F-16-gevechtsvlietuigen van Oekraïne?
The Daily Newsstand · Free, Always
Friday, October 2, 2026

« Ils mourront écrasés » : pourquoi, en 1960, des mathématiciens avaient fixé le « jugement dernier » au 13 novembre 2026

Translate

« Le 13 novembre 2026, nos enfants ne mourront pas de faim, ils mourront écrasés. » Ce n'est pas un énième prophétie farfelue de Nostradamus ou de quelque autre voyant autoproclamé. C'est la conclusion, très sérieuse en apparence, d'une poignée de mathématiciens. Des travaux publiés dans la non moins sérieuse revue Science... en 1960.

L'article s'est remis à circuler récemment sur les réseaux sociaux. Son titre : « Le jour du jugement dernier : vendredi 13 novembre A.D. 2026 » y est sûrement pour quelque chose.

Alors quoi ? Chute d'une météorite géante, pandémie dévastatrice, guerre nucléaire ? Quel était donc le sujet traité par Heinz von Foerster et ses étudiants ?

A decades-old mathematical forecast by physicist Heinz von Foerster continues to spark discussion as the predicted date approaches.

In a 1960 paper published in the journal Science, von Foerster and his colleagues calculated that human population growth would reach an extreme… pic.twitter.com/VXvSYHU9xo

— Massimo (@Rainmaker1973) May 15, 2026

En 1960, la surpopulation faisait trembler le monde

Ces mathématiciens ne s'inquiétaient pas d'un climat qui change à grande vitesse. Mais plutôt, d'une démographie galopante.

Population mondiale : le scénario choc d’une planète à moitié vide en 2064 !

Fondé sur un modèle mathématique, un nouveau travail de recherche montre que le nombre d'êtres humains pourrait être divisé par deux d’ici 2064. Ce scénario choc met en lumière l'extrême fragilité des dynamiques démographiques.... Lire la suite

J'imagine quelques sourires se dessiner sur vos lèvres. Vraiment ? Aujourd'hui, dans nos pays « riches », nous faisons face à un vieillissement de la population. Certains craignent même un effondrement. Mais en 1960, la question de la surpopulation était des plus sérieuses. Les chiffres montraient une croissance exponentielle et on craignait qu'elle entraîne une pénurie de ressources et des conflits géopolitiques.

La pénurie de ressources n'est pas loin. Les conflits géopolitiques sont là. Pour l'explosion démographique, vous repasserez : le taux de natalité est désormais de moitié ce qu'il était en 1960.

Une équation pour prédire la fin du monde

Dans l'article publié dans Science, Heinz von Foerster s'appuie sur des estimations de la population mondiale ces 2 000 dernières années. Il note d'abord que le nombre d'êtres humains a constamment dépassé les prévisions. Y compris celles des projections jugées les plus fiables.

Alors, l'équipe a réalisé ses propres projections. À grand renfort d'équations mathématiques complexes. Et les chercheurs sont arrivés à la conclusion que la population humaine tendrait vers l'infini à l'horizon 2026. Le vendredi 13 novembre, plus exactement...

Fascinating: An alternative view of the world where countries are drawn according to population distribution, not land distribution.

(Credit: Max Roser/Our World in Data) pic.twitter.com/KUBdR1BeDj

— Sci Nature News (@SciNatureNews) September 30, 2026

La prédiction a longtemps semblé étonnamment juste

« Manifestement absurde », « ridicule ». Ce sont quelques-uns des commentaires de lecteurs de la revue Science. Peut-être.

Toujours est-il que les chiffres de Heinz von Foerster se sont avérés plus justes que ceux de la plupart des démographes jusque dans les années 1990. Vous sentez venir le malaise ?

Et si les mathématiciens avaient eu raison…

Estimer la population humaine mondiale reste difficile. L'Organisation des Nations unies (ONU) avance le chiffre d'environ 8,3 milliards d'individus en 2025.

Il y a quelques mois seulement, des chercheurs de l'université Flinders (Australie) suggéraient que cela allait déjà au-delà des capacités à long terme de notre bonne vieille Terre.

8,3 milliards d’humains, c’est déjà trop ? La réponse des chercheurs qui met mal à l’aise

Sommes-nous trop nombreux pour vivre heureux sur cette Terre ? C’est ce que suggèrent des chercheurs australiens. Ils placent le curseur bien en dessous des quelque 8,3 milliards d’habitants qui évoluent aujourd’hui sur notre Planète.... Lire la suite

Et pendant ce temps, une équipe de l'université d'Aalto (Finlande) avertissait : nous pourrions avoir considérablement sous-estimé la population vivant en milieu rural. Alors que reste-t-il aujourd'hui de la prédiction de Heinz von Foerster ?

Le centre de gravité démographique mondial s’est déplacé. En 1950, une grande partie des pays aujourd’hui situés dans le haut du classement ne comptaient que quelques dizaines de millions d’habitants. En 2026, plusieurs d’entre eux dépassent largement les 100 ou 200 millions. pic.twitter.com/CAIyKMXt7m

— Hervé CHATEAUNEUF (@CHATEAUNEUFH) September 28, 2026

Pourquoi l’équation de 1960 s’est trompée

Exclusivement centrée sur les mathématiques, l'équation ne pouvait pas anticiper l'évolution de la fécondité, l'urbanisation, l'éducation, la contraception ou le vieillissement des populations. Elle prolongeait mécaniquement une dynamique passée, comme si rien ne pouvait jamais changer.

Les chercheurs eux-mêmes prévenaient d'ailleurs que lorsqu'ils ont tenté de revenir dans le passé, pour « calculer la date d'apparition d'un "Adam" hypothétique », ils ont dû remonter jusqu'à une « époque située il y a environ 200 milliards d'années. Même dans leurs spéculations les plus audacieuses, les astronomes n'ont jamais avancé un âge de l'univers approchant ce chiffre. »

Population mondiale : le chiffre officiel serait faux et des millions de personnes ont été ignorées, révèle une étude !

Connaître le nombre des habitants de notre Planète, c’est important. Et même jusqu’à leur répartition entre villes et campagnes, pour prendre les bonnes décisions et bien répartir les efforts, les ressources et les infrastructures. Or, des chercheurs estiment aujourd’hui que la population rurale a été très largement sous-estimée par les recensements.... Lire la suite

Heinz von Foerster, quoi qu'il en soit, ne verra pas le jour du jugement dernier arriver. Il a lui-même quitté ce monde en 2002.

L'ONU prévoit désormais que la population mondiale atteindra un pic dans les années 2080, aux alentours de 10 milliards d'individus.

Le vendredi 13 novembre 2026 ne sera donc probablement pas le jour où l'humanité s'écrasera sous son propre poids. Mais il restera une date utile pour se souvenir qu'une équation peut impressionner par sa précision tout en ignorant l'essentiel : les humains ne sont pas des objets mathématiques !

View the original on Futura Sciences →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.