La Flandre réforme ses soins palliatifs pour privilégier le domicile et l’autonomie

Chaque année, quelque 45.000 personnes au nord du pays apprennent que leur maladie est incurable. Mais toutes ne bénéficient pas de soins palliatifs. Souvent aussi, ces soins sont mis en place trop tard, obligeant patients et aidants à assimiler beaucoup d’informations en peu de temps. Certains se retrouvent à l’hôpital alors qu’ils auraient préféré rester chez eux. Enfin, le secteur des soins palliatifs à domicile reste très fragmenté. Les soins prodigués dépendent donc beaucoup du lieu de résidence.
Avec sa réforme, la ministre flamande du Bien-être Caroline Gennez veut développer un accès plus rapide aux soins, tout en renforçant la qualité et en réduisant le nombre de structures.
Dissocier le statut de l'accès
La réforme prévoit de dissocier le statut des soins palliatifs de l’accès à ces soins.
À l’heure actuelle, cet accès dépend souvent de l’obtention ou non de ce statut. Pour cela, un médecin doit établir que le patient n’a plus que trois mois à vivre au maximum. Par ailleurs, les soins palliatifs devront occuper une place à part entière dans la formation initiale des professionnels de santé, en particulier chez les médecins généralistes et les infirmiers de première ligne.
Les organismes existants de soins palliatifs à domicile vont en outre renforcer leur collaboration, de sorte que leur nombre sera ramené de quinze à cinq. La nouvelle réglementation définit pour chacun d’entre eux les mêmes missions et les mêmes exigences de qualité.
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