ESPNAces' Wilson T'd up for confronting fan, fumes over 'unacceptable' behaviorPunchKwara embraces digital technology, AI to transform tourism —OfficialRTP DesportoJorge Jesus."Ronaldo não é o principal tema"ESPN DeportesGuardiola rompe su silencio tras cargos contra el Manchester CityThe Jerusalem PostArab media reactions to flydubai hijacking attempt mixed between cautious, sensationalBollywood HungamaEXCLUSIVE: CBFC cuts 23 seconds of intimate scenes from Anne Hathaway-Dakota Johnson starrer VerityInquirerPolice report no injuries in Sultan Kudarat school incidentheise onlineheise+ | Mathe-Beweise durch KI: Warum Mathematiker den Modell-Anbietern misstrauenDeadline‘Ted: The Animated Series’ Gets Peacock Release Date & First LookRolling StoneMogwai Go Punk on New Iggy Pop Collab ‘Underground’VarietyFormer CW Bosses Dawn Ostroff and Mark Pedowitz Look Back at the Network’s First 20 YearsAnime News NetworkRed River ‒ Episode 13
The Daily Newsstand · Free, Always
Wednesday, September 30, 2026

IA: ce que contient le code de bonne conduite, sans contrainte, adopté par les géants de la tech

Translate

Confrontés à des inquiétudes croissantes sur les dangers de l'intelligence artificielle, les grands patrons du secteur ont adopté mardi 29 septembre un code de bonne conduite sur la base du volontariat, sous l'œil satisfait de Donald Trump, hostile à toute régulation contraignante. 

Publié le :

5 min Temps de lecture

Mardi 29 septembre à la Maison Blanche, le président américain avait à ses côtés une concentration inouïe de pouvoir technologique et économique. Elon Musk (Tesla, X, Grok, SpaceX) mais aussi Dario Amodei (Anthropic), Sundar Pichai (Google), Mark Zuckerberg (Meta) ou Jensen Huang (Nvidia) se sont succédé devant les caméras.

Ce code de bonne conduite est destiné à mieux appréhender les risques de cette technologie. Refusant de corseter le secteur de l'intelligence artificielle (IA) sur le plan national et international, le président américain Donald Trump a mis en avant une charte très succincte, qui tient sur une page, et contraignante uniquement « sur le plan moral ». 

« Avec le temps, il peut être pertinent de codifier ces étapes sous forme de lois ou de régulations », précise toutefois ce document signé par les grands patrons de l'IA. Et ce, au moment où les appels à des lois contraignantes se font de plus en plus pressants, émanant aussi bien d'entreprises comme Anthropic et OpenAI, à l'origine de ChatGPT, de politiques, notamment dans le camp démocrate aux États-Unis, ou encore de gouvernements à travers le monde.

Surveiller les risques en matière de « cybersécurité » et de « biosécurité »

Les fournisseurs de modèles d'IA se sont engagés à mettre en place « quatre niveaux » de surveillance et le premier consiste en des « contrôles internes robustes », afin de s'assurer que ces outils respectent les instructions données par les développeurs, notamment en matière de « cybersécurité » et de « biosécurité ». L'objectif est ainsi de prévenir l'introduction, la propagation et la libération d'agents pathogènes ou de « dangers chimiques ».

Les entreprises devront créer des équipes spécialisées en interne pour gérer ces contrôles et s'assurer que les modèles « n'exécutent pas d'attaques informatiques ou n'accèdent pas à des systèmes techniques » de façon imprévue.

OpenAI, Anthropic et Google ont récemment fait état de plusieurs incidents impliquant des dérapages de leurs IA. Dernièrement, des agents IA d'OpenAI, programmes capables d'effectuer des actions de façon autonome, se sont par exemple introduits de leur propre chef sur un site du système de santé de l'Australie et des plateformes du gouvernement américain.

À lire aussiL’IA peut-elle échapper à tout contrôle?

Des audits indépendants

Le code de bonne conduite prévoit également le recours à des évaluateurs « externes » pour mener des audits indépendants, afin de déterminer si les mesures mises en place par les entreprises fonctionnent.

Anthropic et OpenAI travaillent déjà avec de tels évaluateurs externes et elles ont toutes les deux annoncé ces dernières semaines un accès élargi aux sociétés d'audit extérieur pour l'évaluation de leurs modèles, notamment au moment de leur conception et pas seulement avant leur déploiement.

Anthropic a même assuré qu'elle ne garderait pas « de contrôle éditorial » sur les publications des résultats de ces évaluateurs indépendants, même si elles lui sont défavorables.

La charte vise également à l'établissement d'un comité indépendant, avec des représentants des différentes entreprises au plus haut niveau hiérarchique, qui sera chargé de passer en revue les évaluations internes et externes des modèles d'IA et de veiller à la résolution d'éventuels problèmes.

Les entreprises s'engagent par ailleurs à se réunir « régulièrement pour établir des normes et des bonnes pratiques ».

Coup de communication

Ce projet semble rejoindre celui qu'avaient commencé à mettre en place OpenAI, Anthropic et Google DeepMind. Ces trois entreprises avaient indiqué mi-septembre travailler à la création d'un organe de supervision des risques liés à l'IA, à l'image de l'Autorité américaine de régulation de l'industrie financière (FINRA), instance d'auto-régulation du secteur financier. Mais ce schéma a déjà été vivement critiqué par des entreprises d'IA concurrentes comme le Français Mistral et le Canadien Cohere, qui accusent les géants américains de vouloir définir leurs propres règles et protéger leur avantage compétitif.

Mais au lendemain de la signature de cet accord, on ignore qui sera chargé de veiller au respect de ces recommandations. Ce qui fait dire à Olivier Lascar, rédacteur en chef digital chez Sciences et Avenir, que cette réunion était surtout un coup de communication : « Du côté des géants de l'IA, ce code de bonne conduite est une façon de s'acheter une sorte de virginité et de dire "regardez, on fait des efforts" en amont d'introduction en bourse pour Anthropic suivi plus tard par OpenAI, analyse Olivier Lascar. Pour Donald Trump, c'est une façon de faire semblant de garder la main sur cet écosystème qui le dépasse largement puisque contrairement à la Chine où c'est le parti qui a la main sur les sociétés qui développent l'intelligence artificielle, là, ces géants de la tech, ils ont leur autonomie. Donc Donald Trump peut faire semblant d'avoir la main sur eux, et à quelques encablures des midterms, c'est une façon de rassurer son électorat qui est sans doute de plus en plus sensible aux risques de l'intelligence artificielle. Il y a les risques existentiels éventuels, mais il y a aussi les risques très concrets sur l'emploi qui commencent déjà à se constater. »

À lire aussiÀ l'ONU, grands patrons et dirigeants mondiaux veulent mieux contrôler le développement de l'IA

View the original on RFI →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.