Daily MaverickDrought-hit Kenya should lift ban on GMO maize imports to prioritise its food securityESPN Deportes"Voy a necesitarlos": Ben Shelton hizo un serio pedido antes de enfrentar a Zverev en la finalESPN25 years after 9/11, Strahan, Testaverde, others relive the emotional memoriesThe Jerusalem Post'Death of a Democracy': Exploring the rise and fall of Weimar Germany - reviewוואלהחמישה קטינים נעצרו בחשד למעורבות באירוע דקירה בחולוןRTP DesportoEnric Mas confirma triunfo após 21.ª etapa vencida por Tobias Halland JohannessenInquirerRidon: AMLC report will confirm P6.7-B Duterte-Carpio transactionsVarietyCourteney Cox Remembers ‘Scream’ Co-Star Hayden Panettiere: ‘She’s a Really Wonderful Actor’Global NewsRCMP investigate Halifax-area arson, say fire linked to 2 others in past weekIl Fatto QuotidianoBen Gvir e il ministro della Cultura attaccano i registi di Naza: “Tradimento di Stato, andatevene”Wirtualna PolskaŁoś na torach w Warszawie. Poważne utrudnieniaCNN بالعربيةجدل حول صحة هدف فوز السيتي في ديربي مانشستر.. وهيئة التحكيم توضح
The Daily Newsstand · Free, Always
Sunday, September 13, 2026

Journées du Patrimoine : sans subventions, pas de sauvegarde des joyaux historiques en Wallonie ?

Translate

Les Journées du Patrimoine, organisées ces 12 et 13 septembre en Wallonie, c’est l’occasion de découvrir des lieux exceptionnels de Wallonie. Des lieux sur lesquels l’Agence wallonne du Patrimoine (AWap) veille, notamment en allouant des subventions pour des travaux de restauration ou de valorisation. Des lieux qui, bien souvent, ne seraient pas dans l’état dans lequel ils sont sans ces subventions.

Sur un budget total d’un peu plus de 49 millions d’euros en 2025, l’AWap a consacré 31,3 millions d’euros, soit 68% de son budget annuel à des subventions de ce type, qu’il s’agisse de biens appartenant à des particuliers, à des communes, à des fabriques d’église ou à d’autres institutions publiques. 

Le plus gros morceau : les 4000 sites classés

La plus grande partie des subventions est destinée aux monuments classés. A peu près 15 millions d’euros sur les 31 millions d’euros de subsides alloués sont allés à des biens et monuments classés. La Région Wallonne compte 4007 biens classés, dont 1366 en province de Liège et 1017 dans le Hainaut. Ils sont reconnaissables à leur écusson blanc et bleu. Certains biens, 230 au total, sont inscrits sur la liste du patrimoine exceptionnel de Wallonie. C’est le cas, par exemple, du champ de bataille de Waterloo, des Ruines de l’abbaye de Villers-la-Ville, du Château de Beloeil, des Anciens remparts de Binche, de plusieurs églises liégeoises ou encore de cathédrale Saint-Aubin de Namur. Plusieurs biens sont également inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco dont le Grand-Hornu et la Cathédrale de Tournai. Pour ces biens, "seuls les monuments et les ensembles architecturaux peuvent prétendre à des subsides. Un parc et un jardin n’auront pas de subsides", nous explique Sophie Denoël, l’Inspectrice générale de l’Agence Wallonne du Patrimoine. En 2025, 176 dossiers se sont partagé la quinzaine de millions d’euros octroyés par l’AWaP. Parmi les gros chantiers de l’année 2025, il y avait, par exemple, la restauration des anciens Thermes de Spa qui, sur plusieurs années, ont bénéficié de près de 8,5 millions d’euros. Il y avait aussi la restauration de la tour-clocher de l’église Saint-Martin d’Arlon.

Le reste des subventions va à des projets plus petits

Parmi les 54.000 biens repris à l’inventaire régional du patrimoine, là aussi des subsides ont été accordés. Donc là, on n’est pas à l’échelle de la région, mais plutôt au niveau communal. Une série de biens ont été repérés et ont reçu "une pastille". "C’est-à-dire que pour le best du local, donc le meilleur du local, on a distingué dans votre commune des biens qui nous apparaissent un peu mieux, entre le classement et l’inventaire, mais qu’on souhaite quand même mettre en évidence. Et ceux-là, oui, peuvent bénéficier d’un tout petit subside", explique Sophie Denoël. D’ailleurs, pour ces biens répertoriés, 23 dossiers sélectionnés en 2025 se sont partagé 191.000 euros.

Il y a aussi du plus petit patrimoine populaire wallon, "les fontaines, les lavoirs, les ferronneries, par exemple, qui peuvent bénéficier d’un petit subside", explique l’Inspectrice générale de l’AWaP.

Des subventions nécessaires

En matière de restauration de biens patrimoniaux, les subsides sont essentiels. "C’est vrai que sans cet apport-là, on peut dire qu’il y a beaucoup de châteaux ou d’églises qui ne pourraient pas financer leur restauration, tout simplement parce que ce sont des travaux très spécifiques", explique Sophie Denoël.

Toutefois, les subventions ne couvrent pas 100% des dépenses en matière de restauration. Il faut aussi que les propriétaires, privés ou publics débloquent des fonds. "Les subsides, ça va en restauration de 50 à 75% des travaux envisagés et des travaux patrimoniaux", résume Sophie Denoël. Par exemple pour le ravalement de la façade d’une maison inventoriée au patrimoine et propriété d’un particulier, les subsides seront plafonnés à 75% des travaux, avec un plafond de 10.000 euros.

Les subsides ne couvrent pas non plus tous les travaux de restauration. " Dans un édifice, on ne va pas subventionner l’ascenseur. On va subventionner la restauration de la peinture qui est extérieure au bâtiment, mais on ne va pas aller dans l’électricité. Ça, c’est hors de notre scope", explique Sophie Denoël. "Donc, si c’est 50% (ndlr, de subsides), le propriétaire doit apporter 50%", ajoute-t-elle.

Un retour sur investissement ?

On l’a dit, bon nombre de biens ouverts au public lors des Journées du Patrimoine ne seraient pas dans l’état dans lequel ils sont sans les subventions à la restauration.

Du côté de l’AWap, on insiste aussi sur les effets retour liés à ces subventions. "Ce sont des travaux spécifiques non délocalisables", explique Sophie Denoël "On fait appel à des artisans pour la restauration et c’est un retour économique", ajoute-t-elle. 

Il y a aussi un retour vers le public, que ce soit via le tourisme, "comme à Waterloo", explique la responsable de l’AWap, où le site du Panorama, par exemple, a bénéficié de subventions pour sa rénovation. "Quand vous avez un patrimoine industriel, comme des châteaux ou autres, qui va parfois être converti en logements, en entreprise ou en bureau, ça veut dire qu’il y a un retour vers l’économie quotidienne et vers le public", poursuit Sophie Denoël, justifiant le bien-fondé des subventions publiques à la restauration du patrimoine.

View the original on RTBF Info

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.