The Jerusalem PostQatari Prime Minister accuses Netanyahu of sabotaging Gaza peace efforts for his own political gainESPNNBA Rank's hottest hot-button topics -- and what league execs think about the three-player battle for No. 1ESPN DeportesSarkisian espera corte de comunicaciones por presencia de Trump en el Texas vs TennesseePunchMan City confident of clearing financial charges, says chairmanRTP DesportoRenato Veiga sobre Haaland. "É um excelente jogador mas não me tira o sono"DeadlineWhite House Blocks CNN From Covering Trump As TV Pool Network On Air Force One Trump To TennesseeNU.nlFrustratie over statiegeld straks voorbij? 'Technologie loopt achter'Seeking AlphaUS Army Reserve seeks feedback on potential readiness for action in Cuba: CBSBBC NewsHeathrow Airport warns third runway could be delayed by four yearskickerSchwerer Sturz bei Rad-WM: Zwei Fahrerinnen im KrankenhausVilaWebFeijóo autoritza tots els congressos del PP excepte el del País ValenciàPinkvillaThe Vvaan Early Box Office Trends: Sidharth Malhotra and Tamannaah Bhatia starrer shows good growth on Saturday, Could be a SUCCESS
The Daily Newsstand · Free, Always
Saturday, September 26, 2026

Sénatoriales en France: enjeux et mode d'emploi

Translate

Ce dimanche, comme tous les trois ans, la moitié du Sénat français est renouvelé. Ce sont les dernières élections nationales avant la présidentielle de 2027. Les grands équilibres de la chambre haute ne devraient pas fondamentalement bouger, mais des évolutions significatives sont tout de même attendues, en lien avec les résultats des dernières élections municipales.les

Les élections sénatoriales françaises sont toujours la traduction d'un ancrage local. Voilà pourquoi le mouvement Les Républicains (LR), fort d'un grand nombre de conseillers municipaux devrait garder le premier groupe au palais du Luxembourg. Où devrait aussi d'ailleurs toujours siéger son candidat à la présidentielle, Bruno Retailleau, en lice pour cette élection dans son fief de Vendée.

Toutefois, le nombre de sénateurs LR pourrait diminuer sur les 77 concernés. Parmi les 178 scrutins de dimanche (sur les 348 sièges que compte l’hémicycle), beaucoup se jouent dans les départements du Sud-Est, là où en mars dernier le Rassemblement national (RN) et son allié l'Union des droites pour la République (UDR) d'Eric Ciotti ont fait de gros scores et engrangé beaucoup de grands électeurs.

À lire aussiMémoire du Sénat: le palais du Luxembourg met ses archives en ligne

Pour le parti de Marine Le Pen, de quoi rendre atteignable l'obtention d'un groupe au Sénat, soit 10 sénateurs. Et profiter ainsi de pouvoirs bien concrets : une niche parlementaire, des propositions de loi, des questions au gouvernement et un droit de tirage pour créer une commission d’enquête parlementaire. Un événement inédit qui traduirait la percée locale de l'extrême droite.

L'exact inverse des macronistes de Renaissance dont l’ancrage local est le maillon faible. Avec la moitié de ses 19 sièges remis en jeu, le parti de Gabriel Attal risque de perdre son groupe s’il descend sous la barre fatidique des 10 sièges.

À gauche, les socialistes joueront le match avec les centristes dans la course au deuxième groupe. Pour cela, il faudra passer par des accords « gagnant-gagnant » avec les Écologistes. L’enjeu n’est pas mince, car garder 60 sénateurs, c’est s’assurer le pouvoir de saisir à eux seuls le Conseil constitutionnel.

► Sénatoriales, comment ça marche

  •  178 sièges à pourvoir

La chambre haute est renouvelée environ de moitié tous les trois ans : 178 sièges sont à pourvoir cette fois-ci sur les 348 que compte l'hémicycle, pour un mandat de six ans. Cette élection se déroule à l'échelon départemental, avec 58 départements métropolitains concernés, de l'Ain (01) à l'Indre (36) et du Bas-Rin (67) au Territoire de Belfort (90).

La quasi-totalité de la couronne méditerranéenne est donc appelée aux urnes, tout comme les deux départements de Corse, la Guyane ainsi que quatre collectivités d'outre-mer. Six élus des Français de l'étranger - une circonscription unique - sont aussi renouvelables. L'Île-de France et Paris ne rééliront en revanche leurs sénateurs qu'en 2029, tout comme le Nord et le Pas-de-Calais, par exemple.

  • Des « grands électeurs » dans les mairies

Surnommé « chambre des territoires », le Sénat représente les collectivités territoriales. Les sénateurs sont donc élus par un collège électoral d'élus locaux. Ils seront plus de 93 000 grands électeurs appelés aux urnes dimanche, parmi lesquels 95% sont des conseillers municipaux ou des délégués désignés par ces derniers. Le poids des communes - en particulier les petites et moyennes - est donc massif dans ce scrutin. Le résultat des sénatoriales découle donc quasiment mécaniquement des résultats des dernières élections municipales.

Les députés, sénateurs, conseillers régionaux et départementaux font aussi partie du collège électoral. Le vote est obligatoire pour ces grands électeurs, sous peine de 100 euros d'amende.

Pour les 1 685 candidats, qui doivent être âgés d'au moins 24 ans, la campagne se déroule donc discrètement et localement, en tête-à-tête avec le maire ou en petit comité avec les élus municipaux.

  • Deux modes de scrutin

Dans les circonscriptions les moins peuplées, où sont élus un ou deux sénateurs - Saint-Barthélemy ou le Tarn par exemple -, l'élection a lieu au scrutin majoritaire à deux tours (un tour le matin, l'autre l'après-midi), avec des retraits possibles entre les deux tours.

Dans les autres départements, comme les Bouches-du-Rhône (8 sénateurs renouvelés), elle a lieu au scrutin proportionnel de liste à un tour, suivant la règle dite de la « plus forte moyenne », une méthode de calcul complexe pour attribuer les derniers sièges.

À titre d'exemple, en Gironde en 2020, 356 voix avaient suffi à une candidate LR pour rafler le dernier des 6 sièges mis en jeu dans ce département, sur environ 3.400 votants. La liste socialiste, arrivée en tête avec 1.026 voix, n'avait obtenu que 2 sièges, autant que la liste centriste qui totalisait pourtant 200 voix de moins.

Les bureaux de vote, souvent situés en préfecture, fermeront à 17h30 en métropole.

  •   Clivage droite-gauche prégnant

L'hémicycle du Sénat ne ressemble pas du tout à celui de l'Assemblée nationale, où les dynamiques partisanes nationales sont beaucoup plus marquées. Le clivage droite-gauche reste très important à la Haute assemblée et les grands bouleversements sont rares, avec une domination large des Républicains (131 sénateurs) aux côtés de leurs alliés de l'Union centriste (59 membres).

Les socialistes y sont la deuxième force politique, avec 64 élus. La France insoumise n'en compte aucun, et le Rassemblement national seulement trois, même s'il espère atteindre fin septembre la barre de 10 sénateurs, nécessaire à la constitution d'un groupe politique.

Le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), qui cumule déjà 15 ans à son poste, devrait être reconduit pour trois ans le 1er octobre, sauf immense surprise.

À lire aussiFrance: le Sénat reste largement à droite, l'extrême droite fait son retour

View the original on RFI →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.