Élections générales au Québec: le parti souverainiste en tête des intentions de vote

Au Québec, les électeurs sont appelés aux urnes lundi 5 octobre, au terme d’une campagne qui pourrait rebattre les cartes politiques de la province. Cette dernière ligne droite est marquée par le retour en force du Parti québécois : le parti souverainiste, qui n’a plus gouverné depuis 12 ans, aborde le scrutin en tête des sondages. En cas de victoire, il promet de relancer un référendum sur l'indépendance de la province francophone.
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Officiellement, le Québec vote lundi 5 octobre. Mais les urnes sont déjà bien remplies. « Moi, j'ai été voté dimanche, par anticipation », explique un citoyen à notre correspondante à Montréal, Nafi Alibert. Près d’un électeur sur quatre a fait le même choix.
Éric a choisi le favori des sondages : Paul St-Pierre Plamondon - surnommé « PSPP » - le chef du Parti québécois. Avec 30 % des intentions de vote, la formation souverainiste recueille presque deux fois plus d’appuis que la Coalition avenir Québec, au pouvoir depuis huit ans.
À trois jours du scrutin, Paul St-Pierre Plamondon ne cherche plus seulement à consolider sa première place, il multiplie les appels aux électeurs encore hésitants à lui donner un gouvernement majoritaire : « Donc, on va travailler jusqu'à la dernière minute pour obtenir chaque appui pour convaincre le plus grand nombre de Québécoises et de Québécois d'embarquer avec nous et de nous donner la chance d'avoir un quatre ans franc. Un mandat solide. »
Promesse d'un nouveau référendum sur l'indépendance
Une majorité pour appliquer son programme jusqu’à sa promesse la plus emblématique : un référendum sur l’indépendance du Québec. Mais avec une échéance suspendue à Washington : pas de référendum, a prévenu le chef souverainiste, tant que Donald Trump sera à la Maison Blanche.
« Le sens de la lutte courageuse de notre peuple (...), c'est de devenir un pays » et ce « moment » arrive après des siècles à « survivre en français » dans un Canada très majoritairement anglophone, a assuré le chef du Parti québécois, la semaine dernière lors d'un débat avec ses concurrents.
La question de l'indépendance a toujours profondément divisé l'opinion publique québécoise entre « souverainistes » voulant se séparer du Canada et « fédéralistes ». Mais la question de l'organisation d'un nouveau référendum revient pour la première fois au centre du débat politique depuis celui de 1995, perdu de peu par le camp du « oui » à l'indépendance. Un autre référendum avait eu lieu en 1980.
Le dernier gouvernement du Parti québécois (2012-2014) n'avait d'ailleurs pas promis une telle consultation. « Il faut se dire la vérité, cette élection-là, elle est référendaire », a jugé, lors du même débat, Charles Milliard, chef du Parti libéral du Québec, formation fédéraliste qui est deuxième dans les sondages.
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