Plus puissant, plus léger et bien moins cher : Blue Origin dévoile Northstar, son nouveau moteur de fusée
Blue Origin a présenté ce jeudi 5 novembre 2026 Northstar, un moteur de premier étage de 715 000 livres-force de poussée, appelé à remplacer à terme le BE-4 sur sa fusée New Glenn. L’entreprise vise un coût de fabrication 4 fois plus bas que celui de son prédécesseur.
Il y a basiquement deux choses que l’on demande à un moteur de fusée pour qu’il soit plus performant : être plus léger et fournir plus de poussée. C’est sur ces deux critères, justement, que la nouvelle pièce fabriquée par Blue Origin sur distingue. Elle a été officiellement présentée ce jeudi 5 novembre 2026, vidéo à l’appui.
Selon l’entreprise spatiale fondée par Jeff Bezos, l’engin, appelé Northstar (« étoile polaire » en anglais), délivre 715 000 livres-force, soit environ 324 tonnes, contre 640 000 livres-force (environ 290 tonnes) pour le Blue Engine-4 (BE-4). Opérationnel depuis 2024, ce moteur équipe le premier étage de la New Glenn, la fusée géante de Blue Origin (7 ou 9 moteurs, selon la version).

En parallèle, Northstar pèse également 30 % de moins grâce, notamment, par une réduction de la moitié du nombre de pièces. Une simplification de la conception du moteur qui doit faciliter sa production et sa maintenance, et qui rappelle notamment des travaux équivalents du côté de SpaceX, avec les différentes générations du moteur Raptor.
Et cela se traduit concrètement : « Les progrès réalisés dans le domaine de la fabrication ont également permis de réduire considérablement les délais de production, rendant ainsi possible un assemblage en moins d’une journée », écrit l’entreprise dans son communiqué. La réduction des coûts a aussi guidé la conception de Northstar.
Durant la conférence UP.Summit, au centre spatial Kennedy, Dave Limp, le patron de Blue Origin, a avancé l’objectif de fabriquer Northstar pour le quart du coût d’un BE-4. Blue Origin compte y parvenir grâce à la conception simplifiée du moteur et à l’impression 3D industrielle, qui produit plus de 65 % du moteur.
Our new booster engine, Northstar, was built from the ground up by a scrappy team focused on weight, cost, manufacturability, and performance. More than 65% of the engine is additively manufactured using our in-house 3D printing capability. Northstar can be assembled in less than… pic.twitter.com/6Gt1mnNrSY
— Dave Limp (@davill) November 5, 2026
Ce contenu est bloqué car vous n’avez pas accepté les cookies et autres traceurs. Ce contenu est fourni par Twitter.
Pour pouvoir le visualiser, vous devez accepter l’usage étant opéré par Twitter avec vos données qui pourront être utilisées pour les finalités suivantes : vous permettre de visualiser et de partager des contenus avec des médias sociaux, favoriser le développement et l’amélioration des produits d’Humanoid et de ses partenaires, vous afficher des publicités personnalisées par rapport à votre profil et activité, vous définir un profil publicitaire personnalisé, mesurer la performance des publicités et du contenu de ce site et mesurer l’audience de ce site (en savoir plus)
En cliquant sur « J’accepte tout », vous consentez aux finalités susmentionnées pour l’ensemble des cookies et autres traceurs déposés par Humanoid et .
Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment. Pour plus d’informations, nous vous invitons à prendre connaissance de notre Politique cookies.
Testé sur le banc d’essais par Blue Origin, mais pas encore en vol
Il a fallu 11 mois à Blue Origin pour passer du feu vert interne aux premiers tirs au banc, aujourd’hui en cours. Dave Limp parle d’un moteur conçu de zéro par une petite équipe. Northstar garde pourtant la recette du BE-4 : de l’oxygène liquide, du gaz naturel liquéfié (du méthane, pour l’essentiel) et le même cycle de combustion.
Le prix et le temps d’assemblage annoncés sont pour l’instant des objectifs d’entreprise, que la production en série devra confirmer. Northstar doit encore faire ses preuves en vol, et Blue Origin n’a donné aucune date pour son premier lancement.
Ce contenu est bloqué car vous n’avez pas accepté les cookies et autres traceurs. Ce contenu est fourni par YouTube.
Pour pouvoir le visualiser, vous devez accepter l’usage étant opéré par YouTube avec vos données qui pourront être utilisées pour les finalités suivantes : vous permettre de visualiser et de partager des contenus avec des médias sociaux, favoriser le développement et l’amélioration des produits d’Humanoid et de ses partenaires, vous afficher des publicités personnalisées par rapport à votre profil et activité, vous définir un profil publicitaire personnalisé, mesurer la performance des publicités et du contenu de ce site et mesurer l’audience de ce site (en savoir plus)
En cliquant sur « J’accepte tout », vous consentez aux finalités susmentionnées pour l’ensemble des cookies et autres traceurs déposés par Humanoid et .
Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment. Pour plus d’informations, nous vous invitons à prendre connaissance de notre Politique cookies.
Toute l'actu tech en un clin d'œil
Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur !
Regardez le monde depuis l' Espace
- La Nasa n’a pas pu le sauver : le télescope Swift s’est désintégré dans l’atmosphère (vidéo)
- « Bien au-delà de tout ce qui a été testé » : le X-70 Fractal, le nouvel avion expérimental secret de la NASA
- « On est juste en train de le nettoyer, mec » : la NASA jette un froid sur le mythique SR-71 Blackbird
- Pourquoi ce petit satellite tire-t-il des lasers vers la Terre ?
- Le télescope Swift de la Nasa va retomber sur Terre : voici les endroits où il pourrait se crasher
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.