Début des mises à pied chez les travailleurs de Stelco à Hamilton

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Des travailleurs de l'aciérie Stelco ont commencé à recevoir des avis de mise à pied cette semaine, malgré les menaces de poursuite d'Ottawa. Les Métallos s’attendent à voir entre 300 et 350 pertes d’emploi à Hamilton au cours des prochaines semaines.
Évidemment, les gens sont inquiets pour l’avenir…Comment va-t-on payer nos factures? Mais l’émotion qui prévaut est la colère
, indique le président de la section 1005 du syndicat des Métallos, Ron Wells.
Selon lui, une première vague de mises à pied est attendue cette semaine. D’autres devraient suivre dans les deux semaines suivantes.
Le syndicat s’attend à voir de 300 à 350 employés touchés à Hamilton, et des dizaines d’autres à une autre usine de Stelco à Nanticoke.
Un employé de Hamilton, Jordan Williams, a indiqué à CBC qu'il a reçu mercredi un avis de mise à pied qui entrera en vigueur dimanche.
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Une note interne de Stelco obtenue par CBC la semaine dernière révélait que la compagnie comptait suspendre pour une durée indéterminée les activités de laminage à froid et de revêtement de son usine de Hamilton.
Cette décision pourrait toucher jusqu’à 500 employés. L’entreprise dit que c’est nécessaire pour survivre aux tarifs douaniers américains sur l’acier.
Le représentant syndical Ron Wells explique qu’en vertu de la loi provinciale, Stelco n’a pas besoin de donner de préavis pour des mises à pied de moins de 35 semaines.
Si ces mises à pied se transforment en licenciements permanents, les travailleurs auront droit à des compensations additionnelles.
Ultimatum d’Ottawa
Ce développement survient alors même qu’Ottawa menace de recourir aux tribunaux pour empêcher Stelco de licencier ses travailleurs.
La ministre canadienne de l’Industrie, Mélanie Joly, soutient que le maintien des emplois au Canada était l'une des conditions imposées à la compagnie américaine Cleveland-Cliffs, lorsqu’elle a été autorisée à acheter Stelco en 2024.
Elle rappelle que le PDG de Cleveland-Cliffs a soutenu publiquement les tarifs douaniers imposés par Washington. Il ne peut donc pas invoquer la guerre commerciale avec les États-Unis comme raison pour se soustraire à l’accord, selon elle.
Lundi, Mélanie Joly a donné cinq jours à l’entreprise pour présenter un plan qui respecterait ses obligations en matière d’emploi.
Si cela n’est pas fait, elle promet de prendre les mesures nécessaires pour appliquer toute la rigueur de la loi
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