Iran: le cinéaste Jafar Panahi condamné à cinq ans de prison dans une nouvelle affaire

Le cinéaste dissident iranien Jafar Panahi, déjà emprisonné à plusieurs reprises, a été condamné à une peine de cinq ans de prison dans une nouvelle affaire, a rapporté un média local, sans préciser les chefs d'accusation.
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« Le tribunal révolutionnaire de Téhéran a condamné mon client à cinq ans et un mois de prison et à la confiscation de tous ses biens mobiliers et immobiliers », a déclaré son avocat, Maître Mostafa Nili, cité mardi 27 octobre par l'agence de presse iranienne proche du gouvernement Isna.
« Le tribunal a également imposé une interdiction de deux ans d'activité sur les réseaux sociaux, ainsi qu'une interdiction de voyager d'une durée de deux ans », a ajouté cette source, sans préciser sur quoi portait l'accusation.
Multi-condamné
Le réalisateur de 66 ans avait déjà été condamné en décembre par contumace à un an de prison pour « activités de propagande » contre l'État, quelques mois après avoir remporté la Palme d'or au festival de Cannes pour Un simple accident, tourné clandestinement en Iran. Son co-scénariste, Mehdi Mahmoudian, avait également été arrêté en février 2026, après avoir signé une tribune contre l'ayatollah Khamenei et la répression des manifestations en Iran.
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Jafar Panahi a déjà fait deux séjours en prison : la première fois en 2010 pendant 86 jours, puis à nouveau sept mois entre 2022 et 2023. Il avait finalement été libéré au terme d'une grève de la faim.
Son avocat a déclaré avoir découvert la nouvelle condamnation après que le réalisateur lui a annoncé, la semaine dernière, que ses comptes bancaires avaient été gelés. Maître Nili a précisé que le cinéaste était rentré en Iran durant la guerre déclenchée fin février par Israël et les États-Unis contre la République islamique.
On ignore, à ce stade, si Jafar Panahi se trouve toujours en Iran. Il a actuellement trois dossiers en cours, a indiqué son avocat, ajoutant que son client n'avait pas été informé de la date d'audience pour la plus récente de ces affaires.
Figure de la Nouvelle Vague du cinéma iranien, Jafar Panahi s'était élevé en janvier contre la répression des manifestations antigouvernementales dans son pays, qui a fait des milliers de morts, selon des autorités iraniennes.
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