Trahis par leur montre connectée : des centaines de militaires belges identifiables sur des sites sensibles à cause de l'application Strava

Les noms de centaines de militaires peuvent être retrouvés via l’application sportive Strava, rapportent ce jeudi nos confrères du quotidien De Morgen qui a épluché des données à ce sujet.
Via cette application populaire, pas moins de 4000 militaires qui ont enregistré depuis 2014 une activité sportive sur les terrains de sites sensibles peuvent être retrouvés. Il s’agit du quartier général de la Défense à Bruxelles, des bases aériennes de Kleine-Brogel et Florennes, de la base navale de Zeebrugge, du siège de l’Otan à Bruxelles et du centre de commandement de l’Otan (Shape) à Mons. Parmi les militaires repérés sur ces six sites visés par l’investigation du quotidien, deux tiers des individus présentaient un profil public sur Strava.
Dans les (presque) détails
Les autres utilisateurs de la plateforme peuvent avoir accès au moins à leurs noms et prénoms, à leurs photos de profil et leurs biographies. Les lieux de résidence et nationalités sont régulièrement disponibles, de même que le nombre d’abonnés à leurs comptes.
L’application américaine permet d’enregistrer et de géolocaliser ses entraînements sportifs. Elle propose notamment des "segments" de parcours, intégrant les utilisateurs dans un classement, se trouvant également sur les terrains sécurisés de l’armée belge et de l’Otan.
La Défense a renforcé en 2018 les règles relatives à l’utilisation des smartphones personnels par les militaires.
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