L'Univers aurait pu disparaître juste après le Big Bang : une découverte pourrait expliquer pourquoi nous existons

Au tout début de l'Univers, matière et antimatière existaient en quantités presque identiques. Et tout est dans le « presque » : un petit rien a suffi à faire pencher la balance du côté de la matière. Un petit rien sans lequel aucun atome, aucune étoile, aucun être vivant ne pourrait exister.
Le Cern vient-il de rendre portables des bombes à antimatière comme dans le film Anges et Démons ?
Il n'existe pas de réserves naturelles d'antimatière sur Terre et il faut donc la produire avec des accélérateurs de particules, comme ceux du Cern, pour en obtenir de façon notable pour certaines expériences. L'antimatière serait un explosif et une source d'énergie révolutionnaire si ce n'était pas le cas et on peut se demander si la récente annonce du Cern concernant le succès du transport d'un paquet d'antiprotons dans un camion n'est pas un premier pas réussi dans ce sens.... Lire la suite
Comprendre l'origine de ce déséquilibre est l'une des plus grandes énigmes de la physique moderne.
Et la solution se cachait peut-être dans l'une des particules les plus élusives qui existent : le neutrino. C'est l'hypothèse qu'avancent aujourd'hui des chercheurs de l'université de Southampton, au Royaume-Uni, et de l'Institut indien de technologie de Kanpur.
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???? Did You Know?
Every particle of matter has an antimatter counterpart. When matter and antimatter meet, they annihilate each other, converting their combined mass into energy! pic.twitter.com/X9dapKskqm
Pourquoi l’Univers n’a-t-il pas disparu dans un flash d’annihilation ?
Au tout début de l'histoire, juste après le Big Bang, il y a un Univers qui crée aussi bien des particules de matière que des particules d'antimatière. Mais leurs rencontres n'ont rien du conte de fées. Matière et antimatière ont tendance à s'annihiler. Alors comment se fait-il que nous soyons là, dans un monde qui, loin de s'être vidé de tout, est ultra dominé par la matière ?
25 ans, une bascule : des neutrinos vont-ils vraiment plus vite que la lumière, réfutant Einstein ?
Les neutrinos sont des particules de matière dont certains baignent l'Univers au point d'être plus nombreux que les photons. Ils pourraient être la clé d'une nouvelle physique, voire expliquer toute la matière noire mais, au cours de la précédente décennie, une expérience suggérait qu'ils pouvaient dépasser la vitesse de la lumière et que l'on allait enfin dépasser l'héritage d'Einstein. Petit retour sur cet événement pour les 25 ans de Futura.... Lire la suite
La meilleure explication des physiciens : un mécanisme inconnu a créé, dès le départ, un minuscule excédent de matière, environ une particule de plus pour chaque milliard de paires particule-antiparticule.
The Big Bang made matter and antimatter in almost equal amounts, and nearly all of it destroyed itself. Every star, planet and person is made of the small surplus left over. pic.twitter.com/mDca3OHnXH
— Wunder (@WunderLearn) October 18, 2026
Le neutrino discret qui aurait permis à la matière de gagner
Dans les Physical Review Letters, les chercheurs expliquent comment un cousin négligé des neutrinos qui nous sont presque familiers aujourd'hui aurait pu permettre à la matière de prendre le dessus sur l'antimatière.
Comment ? Grâce à une sorte de superpouvoir : une longévité exceptionnelle pour une particule élémentaire.
Les neutrinos du Modèle standard sont incroyablement légers et environ une seconde après le Big Bang, ils se sont découplés. Dans le langage des physiciens, cela signifie qu'ils ont cessé d'interagir significativement avec le reste de la matière. Depuis, ils errent librement dans notre Univers.
Le cousin qui pourrait bien avoir joué un rôle décisif, c'est le neutrino lourd découplé.
BREAKING NEWS
— The Nobel Prize (@NobelPrize) October 6, 2026
The Royal Swedish Academy of Sciences has decided to award the 2026 #NobelPrize in Physics to Francis Halzen “for decisive contributions to the IceCube Neutrino Observatory and the discovery of high-energy neutrinos of astrophysical origin.” pic.twitter.com/UcPBWk0RiK
Une empreinte à traquer dans les ondes gravitationnelles
« Il a longtemps été considéré comme un détail négligeable en physique des particules, raconte Rishav Roshan, chercheur à l'université de Southampton. Or, s'il se désintègre lentement, toute l'histoire change. Alors que le cosmos se refroidissait après le Big Bang, cette particule a pu persister assez longtemps pour dominer temporairement la densité énergétique de l'Univers, déclenchant ainsi une phase où la matière est devenue prédominante ».
Le neutrino lourd découplé aurait ainsi pu modifier la température à laquelle les particules fondamentales - telles que les électrons et autres leptons - interagissaient avec leurs antiparticules, par l'intermédiaire du boson de Higgs. Et cette température agit comme un interrupteur qui détermine la manière dont le déséquilibre entre matière et antimatière s'est mis en place.
Dans une hypothèse aussi vertigineuse que fascinante, le physicien Naman Kumar, de l’Institut indien de technologie de Gandhinagar, propose une nouvelle approche du Big Bang, qui aurait pu être un évènement double.... Lire la suite
C'est finalement toute l'histoire de l'expansion primordiale de l'Univers qui s'en serait trouvée altérée. De quoi transformer la manière dont les physiciens comprennent la dilatation extrêmement rapide de l'Univers dans ses premiers instants après le Big Bang.
Si ce scénario se confirme, un neutrino longtemps relégué au rang de détail théorique aurait laissé une empreinte cosmique majeure. Et il ne resterait plus qu'à la retrouver... peut-être dans le murmure des ondes gravitationnelles primordiales.
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