Côte-Nord | Des dizaines de Hells Angels aperçus, la police augmente sa présence

Des dizaines de Hells Angels ont roulé sur la Côte-Nord jeudi, alors que la région vit une « hausse récente de la violence armée ». Devant cette opération de visibilité des motards, les policiers augmentent leur présence sur le terrain.
Publié à
Le tout se déroule 4 jours après que trois femmes ont été violemment battues par de jeunes suspects dans une maison de Pessamit. L’évènement avait choqué la région et levé le voile sur une hausse de la violence armée sur la Côte-Nord, rapportaient plusieurs médias.
« Devant la hausse récente de la violence armée à Baie-Comeau, à Pessamit et ailleurs sur la Côte-Nord, je veux rassurer la population : la situation est prise très au sérieux », a même écrit le député de René-Lévesque, Yves Montigny, sur les réseaux sociaux jeudi.
L’arrivée, ce même jour, de dizaines de Hells Angels entre Les Escoumins et Baie-Comeau n’a rien de rassurant pour les communautés locales. Selon différents médias, les motards arboraient leurs patchs et déplaçaient en un contingent d’environ 50 bolides.
Les autorités, qui avaient déjà augmenté leur présence sur le terrain après la violente agression survenue dimanche, ont à nouveau annoncé redoubler d’ardeur jeudi.
« On est au courant de la présence d’un groupe de motards sur le territoire de la Côte-Nord. Nos divisions spécialisées sont actuellement sur le terrain et suivent la situation de près », a indiqué à La Presse la sergente Béatrice Dorsainville, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ).
Sur Facebook, le ministre de la Sécurité intérieure et responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit, Ian Lafrenière, a également mentionné que la SQ et ses partenaires policiers autochtones vont « assurer une GRANDE présence sur le territoire pour mettre de la pression sur le crime organisé ».
« Ensemble, nous allons sortir les groupes organisés des communautés », a-t-il ajouté.
Graves conséquences
La présence du crime organisé sur la Côte-Nord, dans les villes, villages et communautés autochtones, fait des ravages depuis quelques années. Il s’agit d’une région où la guerre opposant les gangs émergents aux Hells Angels pour le contrôle du trafic de stupéfiants est particulièrement violente, notait il y a quelques semaines le ministre Lafrenière en entrevue avec La Presse.
Il disait également, à ce moment, que le gouvernement souhaitait « s’attaquer à la tête de ces organisations-là, là où ça fait mal ».
Québec a notamment mis en place, dans les derniers mois, une unité de partage de renseignements incluant la SQ, mais aussi au moins huit ressources issues de corps policiers autochtones du Québec.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.