Daily MaverickFormer ‘crown prince of the Kruger’ Park found guilty of rhino poachingThe Jerusalem PostTwo Arab Israelis, one PA resident indicted for stealing IDF shoulder-fired MATADOR missileBollywood HungamaRonit Roy leases Andheri west office space for Rs 1.39 crores over five yearsESPN📈 NFL draft QB Hot Board: Ranking the top 15 passersInquirerAnalyst: VP Duterte didn’t declare P207-M cash, total assets reach P817MESPN Deportes¿Qué necesita tu equipo de NBA? El mayor hueco en cada plantillaRTP DesportoNuno Espírito Santo eleito melhor treinador de setembro do ChampionshipBillboardHow Live Nation’s Hans Schafer Redefined Latin Touring’s Global Potential: ‘It’s Not One-Size-Fits-All’ZDF heuteAktuelle Pressemitteilungen des ZDFColliderThe Next Major Harry Potter RPG Is Officially HereThe Hollywood ReporterDespite BTS Boycott, Grammys Double Down on Controversial New Asian Pop CategoryDeadlineSadie Sink And Lorene Scafaria Eyeing Adaptation Of Emma Cline’s ‘The Guest’ At A24 And Square Peg
The Daily Newsstand · Free, Always
Friday, October 9, 2026

"5 toilettes en tout pour 400 personnes", un enseignement "petit à petit élitiste" : ces conditions dont témoignent les élèves

Translate

Depuis le début de la semaine dernière, de nombreux élèves ont bloqué leurs écoles et ont manifesté pour de meilleurs conditions en ce qui concerne leur droit à l’enseignement. Parmi les raisons de la colère, l’augmentation de l’abonnement TEC pour les 18-24 ans et le minerval dans l’enseignement supérieur. Ce dernier passe à 1194 euros, contre 835 euros à l’université auparavant et entre 175 et 450 euros en haute école. Pour Marwan Rian, élève à l’Institut Emile Gryzon d’Anderlecht, ces deux augmentations risquent de renforcer les inégalités en termes d’accessibilité scolaire : "On dirait juste que l’enseignement devient petit à petit élitiste. Alors que l’enseignement pour moi c’est censé être un droit fondamental".

Le décret paysage semble être l’origine de la colère des élèves du secondaire : "J’ai plus entendu par rapport à mes professeurs qui nous en parlaient, et ça m’a déjà révoltée. Et après, bon, suite à mon sentiment de révolte, je me suis documentée. Et voilà, le sentiment n’a fait que s’accroître", explique Diane Boutiflat, étudiante à l’institut d’enseignement secondaire paramédical provincial à Mons.

Pour elle, la mobilisation est loin d’être terminée. Les élèves attendent de vraies mesures : "C’est bien beau de faire la manifestation pendant une semaine, mais on juge que ça aura très peu d’impact". 

© BELGA PHOTO DIRK WAEM

Des conditions d'apprentissages déplorables

Les élèves dénoncent également la réalité quotidienne de leurs établissements. Georges-Louis Bouchez a rappelé hier au Parlement que l’enseignement belge est l’un des mieux financés au monde. Pour Marwan Rian, le problème vient alors d’une mauvaise gestion des financements. Il raconte notamment que dans son école, les fenêtres fonctionnent mal et que cela fait plus d’un an qu’il n’y a plus de lavabo dans les toilettes des hommes.

Un constat partagé par Thaïs Focant, élève à l’Institut Bischoffsheim : "On n’a pas de papier toilette dans notre école et on a 5 toilettes en tout pour 400 personnes. Ce qui fait que, pour les filles, il ne reste plus que deux toilettes qui sont tout le temps occupées".

© Belgaimage

D’après une vaste étude menée par le Conseil de l’enseignement des communes et des provinces entre 2020 et 2022 auprès des établissements tout réseau d’enseignement confondu, plus de 9 milliards d’euros doivent être investis dans le bâti scolaire afin de rénover totalement environ 430 établissements. Depuis cette étude présentée en 2022, plus d’1,3 milliards a été débloqué pour rénover les bâtiments scolaires en Fédération Wallonie-Bruxelles, avec différentes enveloppes budgétaires.

► Écoutez ci-dessus l'intégralité de ce débat dans le podcast de Matin Première.

View the original on RTBF Info →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.