Maladie d'Alzheimer: une IA détecte les personnes à risque

Ce modèle a analysé l’activité cérébrale de seniors avec démence et les a comparé avec ceux ayant une mémoire exceptionnelle. L'IA serait ainsi devenue capable de prédire si une personne est à risque ou pas pour la maladie d’Alzheimer.
Cette IA pourrait détecter les personnes à risque de développer la maladie d'Alzheimer et les aider à protéger leur cerveau en vieillissant.
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À cause du vieillissement de la population, la maladie d’Alzheimer est en augmentation, mais elle n’est pas une fatalité : près de la moitié du risque dépend de facteurs sur lesquels on peut agir… encore, pour vouloir agir, la plupart de personnes voudront d’abord savoir s’ils sont à risque ou pas. Plusieurs méthodes de détection précoce de personnes à risque tentent de nous aider à répondre à cette question cruciale, dont un test sanguin d’aide au diagnostic avec un taux de détection de 90 %. Cependant, ces tests, qui se basent sur des marqueurs biologiques déjà présents dans le sang ou le liquide céphalo-rachidien, ne font que confirmer un diagnostic, ils ne peuvent pas prédire l’apparition future de la maladie. Des chercheurs de l’Université de Stanford et de l’Université de New York ont conçu une méthode alternative qui pourrait permettre d’identifier les personnes à risque plusieurs années avant la maladie : une intelligence artificielle qui analyse l’activité cérébrale et l’utilise pour déduire le risque de développer la maladie d’Alzheimer dans le futur. Leur modèle, présenté le 4 novembre 2026 dans Science Advances, pourrait faciliter la prise en charge de ces personnes afin de réduire leur risque et ainsi éviter la maladie, ou du moins atténuer sa sévérité.
Apprendre à détecter les différences entre un bon et un mauvais vieillissement cérébral
Les auteurs sont partis du constat qu’il est difficile de décréter une “normalité” cérébrale, car il peut y avoir énormément de variabilité entre deux personnes en bonne santé cognitive. Le plus simple, disent-ils, est plutôt de déterminer ce qui n’est pas dans cette normalité, c’est-à-dire les deux extrêmes de la santé cognitive : d’un côté, les seniors qui ont déjà une démence, et de l’autre, ceux qui au contraire vieillissent remarquablement bien, les “supervieux” (superagers en anglais). Ces derniers sont des personnes de plus de 75 ans qui gardent une mémoire comparable, voire meilleure, que la moyenne de quinquagénaires en bonne santé.
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