Dikkenek fête ses 20 ans : la place Poelaert envahie par les fans du film culte belge

Face au palais de justice, la cabine téléphonique du film a été repositionnée. Les fans peuvent y décrocher le combiné et entendre des répliques cultes du film. Valentin et Anne-Julie ont immortalisé l'instant : "C'est chouette, ça fait quelque chose. Le film, je le regarde depuis que je suis gamin presque", confie l'un d'eux. "Ça fait un petit quelque chose de savoir qu'on est comme dans le film". Pour eux, Dikkenek est devenu plus qu'un film : "On l’apprécie ensemble, on a appris à le connaître ensemble. Chacune des petites répliques, à chaque fois qu'on le regarde, on voit un petit détail en plus."
La véritable cabine du film replacée sur la place Poelaert pour les 20 ans de Dikkenek. © Tom Denis / RTBF
Des fans venus de loin pour célébrer 20 ans de répliques cultes
L'engouement dépasse les frontières de la Belgique. Romain et Nivong, deux amis inséparables, ont fait cinq heures de route depuis la France pour être présents parmi les premiers sur la place. "Ça fait plus de 20 ans qu'on se connaît. Et du coup, à chaque fois qu'on s'envoie des messages ou qu'on s'appelle, il y a toujours une réplique", raconte Romain. "On se devait d'être là forcément." Leurs répliques fétiches ?"Il est mignon le petit cochon, c'est un vrai. Non, c'est un électrique" pour l'un, et "Va te faire refaire, alien" pour l'autre.
Un peu plus loin, Thomas et Elliot ont poussé la dévotion encore plus loin : les deux fans se sont déguisés en Claudie Focan, le personnage incarné par François Damiens. "Au-dessus de Claudie il n'y a personne", lâche l'un d'eux, avant de sortir une réplique du film puisqu’un micro était sous son visage à cet instant : "Tu m'emmerdes avec ta perche là, c'est excessivement énervant. "L'autre confie, plus sérieusement : "J'aime beaucoup Dikkenek parce qu'il m'a vraiment beaucoup aidé dans ma vie personnelle. Il m'a aidé à surmonter pas mal de chagrins d'amour."
Un réalisateur heureux de l'engouement 20 ans après
"Faire rigoler les gens, c'est quand même chouette. Ça n'est pas donné à tout le monde", s’enthousiasme Olivier Van Hoofstadt, le réalisateur de Dikkenek. "Son succès ? D'abord, je ne l'ai pas fait exprès", reconnaît il avec humour. Le réalisateur se souvient d'une méthode de travail artisanale : avec son co-scénariste Olivier Legrain, ils testaient leurs scènes dans les cafés, observant les réactions des habitués du comptoir avant de les retravailler. L'objectif était clair : "Faire du surréalisme à la belge, c'était vraiment l'objectif." La scène du car-jacking, tournée sur cette même place Poelaert, en est l'illustration parfaite : "Un mec qui a une gamine dans son coffre... tout était fait pour que ce soit surréaliste à la belge, il fallait que ça fasse rire, il fallait que ce soit du jamais vu."
Si le film a traversé les générations, c'est aussi parce qu'il touche à quelque chose d'universel, selon son créateur : "C'est un mec qui veut se trouver une gonzesse, c'est son meilleur ami qui l'aide."
Olivier Van Hoofstadt, réalisateur de Dikkenek lors de la fête pour les 20 ans du film sur la place Poelaert à Bruxelles. © Tom Denis / RTBF
Catherine Debroux présente parmi la foule
Catherine Debroux incarne la femme "aux grosses cuisses" © Tom Denis / RTBF
Parmi les surprises de la soirée, une voix familière. Catherine Debroux, qui avait tenu un petit rôle dans le film avec la réplique culte "Des gros nénés, un gros ventre, des grosses cuisses, ça change, ça change les magazines", était présente. Vingt ans plus tard, l'actrice a perdu 100 kilos et passe presque inaperçue. "On ne me reconnaît plus non plus. C'est un peu inaperçu ici", confie-t-elle avec légèreté, avant d'ajouter : "C'était une super expérience, j'ai adoré. Il n'y a rien à faire, ça propulse."
La place Poelaert, pleine à craquer en ce week-end d'anniversaire, a confirmé ce que les fans savent depuis longtemps : Dikkenek, cette comédie belge surréaliste, rassemble toujours autant.
Claudine Frigant qui incarne la seconde femme "aux chips" © Tom Denis / RTBF
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