Cameroun: explosion meurtrière dans l'usine Metafrique Steel à Douala

Quatre morts, seize blessés graves et aujourd'hui une question sur toutes les lèvres à Douala : l'explosion qui a ravagé lundi 2 novembre l'usine Metafrique Steel aurait-elle pu être évitée ? D'autant que ce drame est intervenu à peine 6 mois après un premier incendie dans cette même usine.
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Hier sur le site du drame, Samuel Ivaha Diboua, le gouverneur du Littoral, avait le ton assez dur à l'encontre de la direction de l'usine, qu'il a accusée de ne pas avoir suffisamment pris en compte les mesures de sécurité prescrites après le premier sinistre intervenu six mois plus tôt.
Le gouverneur a parlé d'« amateurisme » et a demandé instamment l'arrêt de l'usine, le temps que les responsabilités soient établies.
Face à cette lourde accusation, l'entreprise a opposé une autre version. Dans un communiqué, Métafrique Steel a évoqué un incident « causé par un facteur externe » et a invité à la prudence, le temps qu'une enquête détermine les causes précises de l'explosion qui a fait un bilan humain conséquent de 4 morts calcinés, extraits des décombres, et 16 blessés.
Le gouverneur n'excluait pas une aggravation de ce bilan, au vu de la gravité des brûlures.
Filiale du groupe indien Metafrique, l'entreprise est implantée au Cameroun depuis une quinzaine d'années. Elle recycle des déchets ferreux pour la production notamment du fer à béton et de l'acier.
Selon les dernières estimations publiées en mai 2026, elle emploie 500 personnes.
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