Un jour, une carte : ces très chers datacenters, un mal nécessaire "à prendre ou à laisser"

Le projet de data center à Fouju est le plus important d’Europe : des bâtiments de 20 mètres de haut sur une surface de près de 1 km², soit 10% de la surface de la commune.
La France et le vieux continent veulent au plus vite rattraper le retard sur l’intelligence artificielle et s’assurer une souveraineté, une indépendance numérique face aux États-Unis et à la Chine.
À entendre les promoteurs du projet de Fouju, il faut y aller et au plus vite, quitte à se passer les processus de consultation et de respect de l’environnement.
Derrière le projet, il y a un fonds d’investissement des Émirats arabes unis, la société française d’IA Mistral et même le géant des puces électroniques américain Nvidia. Investissement prévu : 50 milliards d’euros. Ajouter à cela le pari d’Emmanuel Macron de faire de la France une start-up nation basé sur la french tech et vous comprendrez que c’est du lourd, qui met la pression sur Fouju et ses élus.
La Commission européenne veut aussi que les pays de l’Union établissent des zones d’accélération de data center. Pour cela, il faut augmenter la capacité à produire l’électricité nécessaire et les besoins en système de refroidissement.
Déjà des entreprises affirment, la main sur le cœur, qu’elles seront à l’avenir très économes en énergie avec des centres de données innovants et économes. Mais il va en falloir trouver des miracles si l’on veut se rejoindre des intérêts locaux pour le bon vivre et indépendance européenne.
À ce stade, on sait déjà que les centres de données vont demander des capacités électriques multipliées par 3. Et l’on sait aussi qu’en Belgique, des zones sont en panne de projets d’entreprises, faute d’électricité suffisante, quelle que soit la façon de la produire.
Solides paris, au pluriel, auxquels notre pays et l’Europe vont devoir faire face.
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