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Thursday, October 1, 2026

Tenir le déficit, faire des économies... l'équation difficile du budget 2027 de la France

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Le gouvernement français a dévoilé, jeudi 1er octobre, en conseil des ministres son projet de budget pour 2027, affichant sa volonté de « redresser » les finances publiques du pays. Le Premier ministre Sébastien Lecornu prévoit 54 milliards d'euros d'économie. Il sera ensuite examiné par le Parlement. Plusieurs mesures, dont le gel partiel de la revalorisation des retraites, promettent des débats animés.

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Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait promis mi-septembre un budget « offensif », avec un « effort » d'économies massif de 54 milliards d'euros, avant d'évoquer mercredi 30 septembre un « budget de redressement ». Ce 1er octobre, on en sait un peu plus sur les mesures envisagées par le gouvernement.

Projet de loi de finances de la sécurité sociale

Pour tenter de redresser les finances publiques, le gouvernement compte notamment limiter la hausse des dépenses de santé à 2 % en 2027. Il veut ramener le déficit de la Sécurité sociale en 2027 à 12,7 milliards d'euros, après 21,8 milliards en 2026, selon le projet de loi de finances de la sécurité sociale (PLFSS). Pour y parvenir, la hausse de l'objectif national de dépenses de l'assurance maladie (Ondam) sera contenue à 2 %, nettement moins que les années précédentes (autour de 3 % en 2025 et 2026) avec cinq milliards d'économies sur les dépenses de santé. Une diminution des dépenses liées aux arrêts de travail, ou des transferts de charges de l'Assurance maladie vers les complémentaires santé.

Les pensions de retraite ne seront plus indexées sur l'inflation : seules les pensions inférieures ou égales à 85 % du salaire minimum (Smic) - 1 260 euros, base et complémentaire comprises - y échappent. Une réduction du plafond de l'abattement fiscal de 10 % dont bénéficient les retraités est prévue également.

Le gouvernement indique que si l'ensemble des pensions au-dessus de 85 % du Smic sont gelées, une économie de quatre milliards sera dégagée, dont trois milliards iraient directement à la branche vieillesse.

Allocations familiales et aides au logement

Le gel des allocations familiales est prévu. Les prestations sont maintenues « à leur niveau de 2026 », alors qu'elles sont habituellement revalorisées chaque 1er avril au niveau de l'inflation : 500 millions d'euros d'économies sont attendus de ce gel des allocations familiales.

Les aides personnelles au logement (APL) ne seront exceptionnellement pas revalorisées en 2027 et des restrictions pour les étudiants de familles aisées pourront voir le jour. Le gouvernement souhaite faire payer l'inscription en BTS ou en classe prépa aux étudiants non boursiers.

Impôts

Si le Premier ministre Sébastien Lecornu a écarté toute « hausse généralisée d'impôts », le budget prévoit d'augmenter les recettes fiscales. Les prélèvements obligatoires atteindront 44,2 % du PIB, contre 43,9 % en 2026, surtout grâce à la réduction de certaines niches fiscales.

Les entreprises devront également participer aux économies. Les exonérations de cotisations patronales seront limitées, la taxation des exploitants d'autoroutes et d'aéroports plus importante.

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